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L’éducation et la formation mises à mal par l’inclusion du Maroc dans la mondialisation

Le Royaume gagne 26 places dans l’indice de connectivité du McKinsey Global Institute




L’éducation et la formation mises à mal par l’inclusion du Maroc dans la mondialisation
L’économie marocaine est de plus en plus imbriquée dans l’économie mondiale. C’est ce qui découle du dernier rapport du McKinsey Global Institute «Global flows in a digital age».
Le Think tank américain, à travers une analyse de l’évolution des flux internationaux de biens et services ainsi que des flux financiers, d’informations et de personnes, a établi un «indice de connectivité» qui mesure le niveau d’intégration dans le réseau mondial des flux pour 131 pays.
Le Maroc, lui, connaît une fulgurante évolution sur cet indice. Ainsi, il «a gagné 26 places au classement des économies les plus intégrées aux flux mondiaux, avançant de la 79ème à la 53ème place mondiale entre 1995 et 2012», indique le rapport «Flux mondiaux à l’ère du numérique». 
En l’espace d’une quinzaine d’années, le Maroc a réalisé la deuxième progression la plus rapide au monde en termes d’intégration aux flux mondiaux après  l’Ile Maurice. Une évolution qui ne doit pas éluder l’attention sur les enjeux que pose cette imbrication dans le système global.
Pour le directeur général de McKinsey pour le Maroc, Mourad Taoufiki, «l’inclusion du Maroc dans la mondialisation implique aussi des défis pour le Royaume».
Ainsi, nous devons être attentifs à la résilience de l’économie marocaine, notamment à sa diversification, pour permettre au pays d’absorber les cycles de l’économie mondiale à laquelle il est lié.
Par ailleurs, on observe qu’au niveau mondial, la croissance des biens et services intensifs en «capital intellectuel» est aujourd’hui beaucoup plus rapide que celle des biens et services intensifs en main-d’œuvre. Cela traduit un virage vers une économie du savoir mondialisée qui nécessite des efforts d’éducation et de formation importants pour rester dans la course.
Par ailleurs, M. Taoufiki a estimé à l’occasion de la publication de ce rapport «qu’il s’agit d’un indicateur très positif, dans la mesure où l’étude établit aussi le lien qui existe entre le degré d’intégration d’un pays aux flux mondiaux, d’une part, et la croissance de son PIB, d’autre part. L’ouverture du Maroc sur l’économie mondiale contribue donc au développement et à la prospérité du Royaume».
L’ouverture du Maroc sur l’économie mondiale s’apprécie aussi en termes relatifs. Si l’on rapporte les flux à la taille de l’économie nationale («l’intensité» des flux), le Maroc peut se comparer avantageusement à la plupart des économies régionales, ainsi qu’à de nombreuses économies matures, a-t-il ajouté. Sur un autre registre, ledit rapport a dressé un tableau des échanges Sud-Sud. Il a montré que les  marchés émergents, en particulier la Chine et le Brésil, se sont accaparé 24% du commerce mondial en 2012 (17 trillions de dollars), en hausse de 10% ($ 6,6 trillions) en 2000.
 Pour mettre cela en perspective, entre 2001 et 2011, le commerce de la Chine en Afrique est passé de 10,8 à 166,2 milliards de dollars.
Par ailleurs, le cabinet d’expertise américain note que les «flux mondiaux ne cessent d’augmenter et contribuent à la croissance du PIB. Dans le détail, il précise qu’en 2012, les flux de biens, de services et de capitaux ont atteint 26.000 milliards de dollars, ce qui représente 36% du PIB mondial, soit 1,5 plus qu’en 1990. Si la diffusion des technologies numériques et l’amélioration de la prospérité dans les économies émergentes se poursuivent, les flux mondiaux pourraient pratiquement tripler d’ici à 2025, accélérant la croissance économique».  

Mohammed Taleb
Vendredi 11 Juillet 2014

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