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L’ambassade de France à Tripoli visée par un attentat à la voiture piégée

Deux gardes blessés et le bâtiment abritant la chancellerie fortement endommagé




L’ambassade de France à Tripoli visée par un attentat à la voiture piégée
Un attentat à la voiture piégée a visé hier l'ambassade de France à Tripoli, blessant deux gardes français et provoquant d'importants dégâts, dans la première attaque contre des intérêts français en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
L'attentat, qualifié d'"acte terroriste" par les autorités libyennes, survient dans un contexte d'insécurité croissante en Libye avec des milices qui y font la loi et dans un contexte régional marqué par le conflit au Mali où l'armée française est intervenue contre les islamistes radicaux.
L'explosion est survenue à 05H00 GMT et a été provoquée par une voiture piégée, selon une source de sécurité libyenne. Une source à l'ambassade de France a affirmé que deux gardes avaient été blessés, l'un grièvement et l'autre légérement.
Selon un correspondant de l'AFP sur place, il ne restait d'un véhicule garé devant l'entrée de l'ambassade que le moteur et un bout de carcasse calcinée. Un profond cratère était visible à côté.
Le bâtiment abritant les locaux de la chancellerie a été fortement endommagé et une partie du mur d'enceinte a été détruite. Des enquêteurs libyens sont arrivés sur les lieux de l'attentat, où les forces de sécurité tentaient d'évacuer le secteur. L'ambassadeur de France, Antoine Sivan, arrivé sur place, n'a pas souhaité faire de commentaires.
Depuis la révolte de 2011, l'insécurité est persistante en Libye particulièrement dans la région de Benghazi (est) frappée par des attentats et assassinats ayant conduit les Occidentaux à évacuer la ville. Un attentat contre le consulat américain à Benghazi en 2012 a tué l'ambassadeur et trois autres Américains.
Les violences sont souvent imputées à des islamistes radicaux, pourchassés sous Kadhafi et qui règlent leurs comptes. La sécurité demeure l'apanage de milices dans un nombre de secteurs importants, qu'il faut intégrer dans l'armée ou la police.
A cela s'ajoute un contexte régional marqué par le conflit au Mali où l'armée française est intervenue à la demande des autorités de Bamako, à la suite d'une offensive islamiste vers le Sud en janvier.
Les groupes armés jihadistes -le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)- visés par l'intervention française dans le Nord du Mali, avaient menacé en représailles de s'attaquer aux intérêts français.

Libé
Mercredi 24 Avril 2013

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