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L’USFP œuvre pour en finir avec les entraves dressées devant les femmes

Elaboration de mécanismes appropriés pour asseoir l’équité politique, économique et sociale




L’analphabétisme touche 48% des femmes contre 26% des hommes

L’USFP participe aux élections  législatives du 7 octobre prochain avec un slogan significatif : «55 ça suffit! 555 mesures». Un slogan  qui rejette la continuité des dysfonctionnements empêchant le développement socioéconomique et qui propose un ensemble de mesures pratiques à même de permettre la réalisation d’un développement sociétal et humain global.
 Le  parti opte pour «55 ça suffit!», parce que le pays ne peut plus tolérer ni perdre davantage de temps, d’énergies et de potentialités de développement, ni  permettre des régressions enregistrées dans plusieurs domaines essentiels.
 Partant de là, le parti de la Rose crie haut et fort d’arrêter les interprétations constitutionnelles erronées, l’endettement et les déséquilibres financiers,  comme il appelle à mettre fin aux disparités sociales, à l’atteinte au pouvoir d’achat des citoyennes et citoyens, ainsi qu’aux restrictions des droits et libertés.                   
L’USFP annonce le slogan «55 ça suffit!», parce que le pays a besoin d’une forte  charge au niveau de l’action gouvernementale  et d’une nouvelle génération de réformes économiques, sociales et culturelles. Et c’est pourquoi, l’USFP propose 555 mesures afin de remédier à la situation actuelle et d’instaurer un nouveau modèle de développement avec des actions réalistes et efficaces à tous les niveaux, l’objectif étant de servir les citoyennes  et citoyens ainsi que la société et l’ensemble de ses catégories.  
Pour ce faire, le parti de la Rose a élaboré un programme électoral ambitieux  selon une méthodologie intégrée et complémentaire entre l’ensemble des secteurs  conformément aux mécanismes efficaces d’investissement, de bonne gouvernance et de mobilisation rationnelle des ressources financières.
Les mesures et les dispositions proposées sont basées sur cinq grands systèmes dont le secteur social qui englobe la femme, l’enfance, la jeunesse,  la société civile, les personnes à besoins spécifiques, les personnes âgées, la sécurité sociale, l’environnement. Le parti vise, dans ce sens, à instaurer un système sociétal cohérent basé sur la parité, l’égalité et la dignité humaine afin de garantir le droit de chacun pour le développement de la société et de garantir la sécurité et la stabilité de celle-ci.
L’USFP  part donc de ses  convictions fermes de la nécessité de la mise en application des mécanismes démocratiques dans la consolidation des droits politiques, sociaux et environnementaux essentiels qui  fondent une culture sociale moderniste et qui ne laissent pas de place à l’exclusion, à la marginalisation ou aux abus en tout genre.
Concernant la situation actuelle de la femme,  tout le monde s’accorde à dire que malgré quelques avancées, nombre d’études et de rapports pas du tout encourageants  notamment du HCP, dressent  un tableau morose des problèmes auxquels sont confrontées les Marocaines. Ces dernières continuent  de souffrir, malheureusement,  d’inégalités criantes dans plusieurs secteurs et domaines notamment du phénomène d’analphabétisme.  Malgré la baisse sensible du taux d’analphabétisme ces dernières années, il reste élevé et atteint 48% des femmes contre 26% pour les hommes.  Aussi, le taux de participation des femmes dans l’activité économique ne dépasse guère les 25%, ce qui minimise leurs chances dans le marché du travail. Toujours selon des statistiques du HCP, les femmes chefs de ménage dans les villes  sont de l’ordre de 20% et de 12,3% dans le monde rural.
Partant de là,  le parti de la Rose appelle à mettre fin aux entraves   dressées devant les femmes pour qu’elles puissent jouer pleinement leur le rôle et à  l’aggravation des inégalités liées au genre et à l’insuffisance des mesures incitatives pour amener les femmes à une meilleure participation politique, économique et socioculturelle. Tout en appelant également à ce que cesse la dégradation de la situation de l’enfance et du phénomène du travail des enfants, l’USFP exprime son ras le bol quant à la faiblesse des performances réalisées par le gouvernement en matière de promotion des conditions de la jeunesse et l’absence d’une véritable volonté de changement dans ses conditions en mobilisant les ressources nécessaires à cela.
Pour remédier à cette situation, peu reluisante, du secteur social qui englobe la femme, l’enfance, la jeunesse,  la société civile, les personnes à besoins spécifiques, les personnes âgées, la sécurité sociale, l’environnement , le parti de la Rose  propose  une batterie de mesures concrètes, législatives et réglementaires, en faveur de la femme marocaine à même de lui rendre justice, d’être traitée sur un pied d’égalité avec l’homme et partant lui permettre de vivre en toute dignité.  

22 mesures en faveur des femmes

- Reconsidération de la loi organique de l’Instance de l’équité et de la lutte contre toutes les formes de ségrégation avec l’objectif de la transformer en une instance de défense et de promotion des droits de l’Homme, faisant en sorte qu’elle soit spécialisée dans les affaires concernant la femme ;
- Poursuite du processus de réhabilitation et d’équité envers les femmes marocaines de manière à leur permettre de jouir pleinement de leurs droits et devoirs en tant que citoyennes de plein droit, et en tant qu’actrices et partenaires essentielles dans l’édification du Maroc de la justice, de l’égalité et de la dignité ;
- Renforcement de la prise de conscience générale de la nécessité de soutenir la femme marocaine pour aplanir l’ensemble des obstacles socioculturels qui l’empêchent de participer activement à la marche du développement et au processus démocratique en cours ;
- Elaboration   de mécanismes appropriés pour asseoir l’équité politique, économique et sociale en faveur des femmes à travers la mise en œuvre positive des dispositions constitutionnelles, le bannissement de toutes les formes de ségrégation et l’encouragement de la participation des femmes dans tous les domaines sociétaux ;
- Renforcement de la représentativité des femmes  dans les sphères de prise de décision politique et économique conformément aux dispositions de la « ségrégation positive » qu’il convient d’adopter en tant que mécanisme visant à corriger les situations de ségrégation imposées à la femme pour des motifs socioculturels ;
- Adoption de l’approche genre dans  l’ensemble des  politiques sectorielles ainsi que dans le budget général de l’Etat et la considérer comme un levier méthodologique pour la réalisation de l’égalité effective entre l’homme et la femme et pour la réduction des inégalités entre eux ;
- Harmonisation du cadre juridique référentiel national avec les contenus et les dispositions des traités et conventions internationales, notamment  ceux concernant la réforme du Code de la famille ;
- Mise en œuvre d’une justice pénale équitable pour la femme et promulgation d’une loi avancée opposée à la violence du genre et à même d’asseoir une nouvelle culture en la matière ;
- Reconnaissance de la part de l’Etat marocain du travail non rétribué des femmes dans la perspective de prévoir des compensations financières dans ce domaine  et l’adoption de politiques  favorables au renforcement  de l’économie sociale qui devrait contribuer à l’autonomie économique des femmes ;
- Facilitation de l’accès des filles à la scolarité et de la poursuite de leur parcours scolaire notamment  en milieu rural  et dans les zones péri-urbaines ;
- Renforcement  du cadre juridique relatif à la santé reproductive en assurant la gratuité et les facilités d’accès aux prestations médicales en la matière ;
- Garantie du droit des ayants droit à bénéficier des pensions des femmes affiliées aux Caisses de retraite en cas de décès ;
- Pénalisation  de la ségrégation en matière de salaire entre les travailleuses et les travailleurs dans le secteur privé et adoption de mécanismes spécifiques à cela en matière d’inspection du travail, en intensifiant par ailleurs la lutte contre le travail des filles mineures ;
- Réforme de la loi organique des finances en institutionnalisant  l’approche genre dans le budget et  en privilégiant les budgets favorables au genre en matière de dépenses publiques en vue d’assurer l’égalité de jouissance du bien public, ainsi que la réforme du Code fiscal conformément aux principes d’une justice fiscale favorable à la femme, et l’observation de ces obligations dans l’adoption des budgets locaux ;
- Appui à la participation politique et syndicale des femmes et extension de leur représentativité dans les instances de prise de décision politique  et économique en application du principe d’égalité et d’équité, par le biais de l’amendement du code électoral ;
- Considération de l’éducation, la santé, le logement et la lutte contre l’analphabétisme comme entrant dans la sphère des responsabilités fondamentales de l’Etat, et la garantie pour la femme de bénéficier de ces droits à travers la prise en compte du mécanisme de l’approche genre à la faveur de l’adoption des plans d’action et des budgets  y afférents et lors de leur évaluation ;
- Généralisation du droit à  l’éducation de la petite fille et garantie de la gratuité et du caractère obligatoire  en la matière, notamment en milieu rural, en mettant en œuvre une véritable stratégie nationale de lutte contre l’analphabétisme et la déperdition scolaire en milieu féminin, ainsi qu’en restructurant l’éducation non formelle ;
- Introduction de l’éducation sur l’égalité homme-femme dans la vie publique et privée dans les curricula scolaires, lutte contre les clichés stéréotypés pour chacun des deux sexes et révision des manuels et programmes scolaires à la lumière de l’esprit des Conventions internationales sur le sujet et notamment la mise en œuvre de l’article 5 de la Convention relative à l’élimination de toutes les formes de ségrégation à l’égard de la femme ;
- Elimination des programmes et spots publicitaires qui consacrent le regard dévalorisant la femme et les clichés stéréotypés sur la femme dans les médias (électroniques, imprimés et audiovisuels), en donnant accès aux médias publics et privés aux organisations féminines et aux institutions de défense des droits de l’Homme ;
- Lutte contre la traite organisée des femmes et des enfants, y compris à des fins d’exploitation sexuelle, et l’approbation du Protocole d’interdiction, de répression et de sanction de la traite des personnes, ainsi que la fourniture de prestations juridiques et sociales aux victimes de l’exploitation organisée des femmes et des enfants ;
- Mise en place de dispositifs préventifs pour la prise en charge de la situation des mères abandonnées, dont  les mères célibataires, la promotion de la situation des femmes et des filles victimes des violences sexuelles et du viol incestueux ;
- Démocratisation du champ de l’information et de la communication et sa restructuration sur la base de l’égalité, de la liberté, du pluralisme, de la diversité, du genre et de la bonne gouvernance afin d’asseoir un système de communication démocratique, éclairé, porteur de valeurs culturelles et  favorables aux principes d’égalité et aux valeurs des droits de l’Homme et de l’humanisme.

 

Larbi Bouhamida
Jeudi 29 Septembre 2016

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