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L’UIP rend un hommage appuyé à Abdelouahed Radi

Clôture à Genève des travaux de la 131ème assemblée de l'Union interparlementaire




L’UIP rend un hommage appuyé à Abdelouahed Radi
Les parlementaires du monde entier ont rendu, jeudi à Genève, un hommage appuyé au président de l'Union interparlementaire (UIP), l'homme de tous les compromis qui passe la main après trois ans passés à la tête de l'organisation.
Tour à tour, les chefs de file des délégations et des groupes géopolitiques de l'Union ont fait l'éloge de l'ancien président de la Chambre des représentants pour «son action marquante et passionnée au service du consensus autour des grandes questions de l'heure».
M. Radi a réussi le long de son mandat à inscrire à l'agenda de l'organisation mondiale des parlements des thématiques aussi complexes que le désarmement nucléaire, la paix au Proche-Orient, le dialogue interculturel et le statut de la femme.
«Son empreinte fut très perceptible sur la nouvelle dynamique de l'action parlementaire commune et son rôle indéniable dans le rapprochement des points de vue et des peuples du monde», souligne-t-on auprès du groupe africain.
Un homme de compromis  
Ancien leader de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et ancien ministre de la Justice, celui qu'on dénomme «le faiseur des compromis» s'est lancé dans l'action parlementaire dès les années soixante du siècle dernier.
Abdelouahed Radi est l'une des figures de l'expérience de l'alternance démocratique dans la mesure où il a été élu en 1997 à la tête de la Chambre des représentants. 
Au perchoir, il a mis toute son énergie et toute sa maîtrise du métier au service de la diplomatie parlementaire et a donné la pleine mesure de son talent d'homme de consensus. 
M. Radi est l'un des fondateurs en 1956, avec Abderrazak Afilal, de l'Union nationale des étudiants du Maroc. Il est également l'un des fondateurs en 1959 de l'Union nationale des forces populaires (UNFP).
En 1989, il devient membre du Bureau politique de l'USFP à la suite d'un mandat au sein du gouvernement Karim Lamrani en tant que ministre chargé de la coopération.
Après les élections législatives de 2002 remportées par son parti, il est réélu à la présidence de la Chambre des représentants. 
Le 15 octobre 2007, il est nommé ministre de la Justice dans le gouvernement d’Abbas El Fassi. 
Le 9 avril 2010, Abdelouahed Radi a marqué son retour au perchoir et devient le 9ème président de la Chambre basse du Parlement en remplacement de Mustapha Mansouri. 
Il a également exercé de 1984 à 1986 en tant que secrétaire général de l'Union arabo-africaine, coprésident du Forum parlementaire euro-méditerranéen (1998- 2004), président du Conseil consultatif de l'Union du Maghreb arabe (2001-2003), de l'Union des parlements des Etats membres de l'Organisation de la conférence islamique (2001-2004).
La 131ème assemblée de l'UIP a été marquée, ce jeudi, par l'élection du parlementaire bangladais Saber Chowdhury à la tête de l'organisation dont le siège est à Genève.
La délégation marocaine participant à cet évènement a joué un rôle clé dans l'élection du candidat bangladais en ce sens qu'elle a été chargée par les parlements des Etats de l'OCI de faciliter un compromis autour d'un candidat unique des pays musulmans à la présidence de l'UIP.
L'expérience marocaine exposée par Rachida Benmassoud   
A signaler, par ailleurs que l'expérience marocaine en matière de participation politique des femmes a été exposée jeudi devant les représentants des parlements membres de l'Union interparlementaire (UIP), dont cette 131ème assemblée.
Lors d'un débat sur «l'influence des femmes au parlement», organisée dans le cadre de cet évènement annuel, la délégation du parlement marocain a souligné l'engagement du Royaume en faveur de l'émancipation de la femme et la consécration de la parité.
«Le Maroc œuvre à attribuer aux femmes au moins un tiers des sièges de l'institution législative, conformément à l'esprit de la Constitution», a expliqué la députée socialiste Rachida Benmassoud.
Cette orientation, a-t-elle dit, trouve son fondement dans la volonté de lutter contre la discrimination et de favoriser une plus grande présence féminine lors des prochaines élections, en concrétisation du principe d'égalité homme-femme.
Selon Mme Benmassoud, il s'agit aussi de promouvoir la représentation des femmes au sein des différentes instances élues et de prise de décision, dans le droit fil des principes consacrés par la Loi suprême.
Le Maroc a adopté ces dernières années un système de quotas pour les femmes, permettant ainsi une meilleure représentativité féminine au sein de l'institution parlementaire. La Chambre des représentants compte en effet 16,7% de femmes élues, contre une moyenne de 10 % à l'échelle du monde arabe.
Au cours de l'assemblée de l'UIP qui a clos ses travaux jeudi, le Maroc a été élu membre du Bureau des affaires des Nations unies relevant de l'Union, en la personne de Rachida Benmassoud. 

MAP
Samedi 18 Octobre 2014

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