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L’Irak au bord de la partition : Kurdes, chiites et sunnites s’accordent à ne pas s’accorder

Tractations des Etats-Unis et déploiement de 30.000 soldats saoudiens le long de la frontière




L’Irak au bord de la partition : Kurdes, chiites et sunnites s’accordent à ne pas s’accorder
Les Etats-Unis menaient des tractations auprès de figures clé dans la région pour mettre fin au chaos en Irak, où la vie politique est bloquée et les troupes gouvernementales tentent de reprendre la main face à l'avancée des insurgés sunnites. Accusé notamment de concentrer le pouvoir et de marginaliser la communauté sunnite, le Premier ministre Nouri al-Maliki a pour sa part décrété une amnistie pour les personnes "impliquées dans des actes contre l'Etat". L'administration Obama ne fait pas mystère de son peu d'entrain à soutenir l'actuel Premier ministre chiite Nouri al-Maliki pour que ce dernier rempile à la tête du gouvernement. Il est accusé de concentrer le pouvoir et de marginaliser les sunnites. 
Les Etats-Unis ont appelé mercredi les leaders des communautés irakiennes kurdes et sunnites à prendre leurs responsabilités et à contribuer à la formation "rapide" d'un gouvernement d'unité nationale à Bagdad pour contrer l'offensive jihadiste. Le président Barack Obama a également appelé le roi Abdallah d'Arabie saoudite à jouer de son influence. Ryad, qui a annoncé mardi l'octroi d'une aide d'un demi-milliard de dollars au "peuple irakien", accuse ouvertement le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, un chiite, d'avoir conduit l'Irak au bord du gouffre par sa politique d'exclusion des sunnites.  
Par ailleurs, lors d'un entretien, le vice-président Joe Biden, très actif dans le dossier irakien depuis le début de la présidence Obama, et Ossama al-Noujaïfi, président sunnite du Parlement lors de la précédente législature, ont mis en avant l'urgence à "former rapidement un nouveau gouvernement qui soit en mesure d'unir le pays", à l'heure où l'Irak vit sa pire crise depuis le départ des troupes américaines en 2011. Outre la fulgurante offensive des jihadistes de l'Etat islamique (EI), le pays est atteint d'une paralysie politique persistante, illustrée mardi par la première séance désastreuse du Parlement, censée enclencher le processus de formation d'un gouvernement. 
Malgré l'enjeu, les politiciens irakiens ont une nouvelle fois montré l'ampleur de leurs désaccords, échangeant des invectives ou quittant tout simplement la salle. De son côté, le secrétaire d'Etat John Kerry a reçu une délégation kurde et a eu un entretien téléphonique avec le président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani. Kerry a mis en avant le rôle de premier plan que doivent jouer les Kurdes dans la formation du nouveau gouvernement à Bagdad. 
La semaine dernière, Massoud Barzani a affirmé que le contrôle de Kirkouk, une ville pétrolière multi-ethnique, et d'autres villes prises par les forces kurdes, ne saurait être remis en cause, au grand dam de Bagdad. Dans une interview à la BBC, il a également déclaré que le Kurdistan, déjà doté d'une très large autonomie, organiserait dans les mois à venir un référendum sur une éventuelle indépendance, ajoutant que la période s'y prêtait, l'Irak étant déjà, selon lui, divisé. 
 

AFP
Vendredi 4 Juillet 2014

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