Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

L'Inde en état d'alerte après les menaces d'Al-Qaïda

Les Etats-Unis expriment leur inquiétude




L'Inde en état d'alerte après les menaces d'Al-Qaïda
L'Inde a placé en état d'alerte jeudi plusieurs de ses Etats après qu'al-Qaïda a annoncé la création d'une nouvelle filiale du mouvement islamiste radical sur le sous-continent indien afin de regagner de l'influence.
 Au moment où l'organisation rivale l'Etat islamique (EI) progresse en Syrie et en Irak, le chef d'al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a annoncé dans une vidéo diffusée mercredi vouloir faire renaître un califat en Birmanie, au Bangladesh et dans certaines parties de l'Inde, où vit une population musulmane importante et modérée.
 "Nous prenons le sujet très au sérieux. De telles menaces ne peuvent être ignorées", a déclaré à l'AFP une source des services de renseignement indiens. "Nous avons demandé aux Etats, en particulier au Gujarat, au Madhya Pradesh, à l'Uttar Pradesh et au Bihar, de se mettre en état d'alerte".
Déjà actif en Afghanistan et au Pakistan, al-Qaïda revendique depuis longtemps avoir autorité sur les jihadistes qui luttent pour rétablir un califat sur les terres considérées comme musulmanes.
Mais depuis la mort, en mai 2011, d'Oussama Ben Laden, ce projet a été éclipsé, d'abord par les activités du réseau en Afrique et dans la péninsule arabique, puis par la proclamation fin juin par l'EI d'un califat sur des territoires à cheval sur la Syrie et l'Irak.
 Les Etats-Unis, qui se targuent régulièrement d'avoir "décimé la direction centrale d'al-Qaïda" au Pakistan et en Afghanistan, ont bien exprimé jeudi leur "inquiétude" après cette annonce. Mais ils n'y voient "pas le signe de capacités nouvelles d'al-Qaïda", selon la porte-parole du département d'Etat, Marie Harf.
 "C'est un coup publicitaire qui montre son désespoir car l'EI est désormais la vraie menace mondiale", estime Ajit Kumar Singh, du groupe de réflexion Institute of Conflict Management, à New Delhi. "C'est une bataille pour la suprématie entre al-Qaïda et l'EI".
 Parmi les Etats cités par Ayman al-Zawahiri, le Cachemire, seul Etat indien en majorité musulman, est en proie à un mouvement séparatiste, mais ses représentants soulignent que la nébuleuse jihadiste n'y joue aucun rôle. "Ils n'ont aucune influence ici. Le Cachemire est un différend politique local et al-Qaïda n'a rien à voir avec cela", a déclaré à l'AFP Ayaz Akbar, porte-parole du chef séparatiste Syed Ali Geelani.
Des millions de musulmans ont fui l'Inde lors de la partition de 1947 pour ce qui est aujourd'hui le Pakistan et les tensions persistent entre les musulmans restés en Inde et la majorité hindoue. 
 En 2002, des violences ont fait jusqu'à mille morts, essentiellement des musulmans, pendant des émeutes inter-confessionnelles dans le Gujarat, à l'époque dirigé par Narendra Modi, devenu en mai Premier ministre de l'Inde.
Mais les musulmans indiens (13% de la population totale) sont traditionnellement des modérés.
Toujours considérée comme une menace par les pays occidentaux, al-Qaïda n'a toutefois jamais reproduit d'attentats comme ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis qui ont fait près de 3.000 morts. 

AFP
Samedi 6 Septembre 2014

Lu 695 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs