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L'Atletico s’offre le Bayern et le dernier acte de la Champions League

Guardiola ne connaîtra jamais la finale de la C1 sous les couleurs bavaroises




Pour la troisième année de suite, le Bayern de Pep Guardiola a été privé de finale de Ligue des champions, éliminé par l'Atletico Madrid en dépit de sa victoire 2-1 (succès madrilène 1-0 à l'aller) en match retour mardi à Munich.
En inscrivant le but à l'extérieur, Antoine Griezmann a permis à l'Atleti de décrocher la 3e finale de son histoire, la première pour le talentueux N.7 français.
Sorti par le Real Madrid en 2014 puis Barcelone en 2015, Guardiola n'a pu vaincre la malédiction espagnole, au terme d'un match parfois rugueux, et durant lequel les deux gardiens ont chacun stoppé un penalty.
Le Catalan a perdu son dernier match européen aux commandes du champion d'Allemagne et ne peut désormais rêver que d'un doublé Championnat-Coupe d'Allemagne avant de rejoindre cet été Manchester City.
Guardiola lançait d'entrée Müller et Ribéry, ceux dont l'absence dans le onze à Madrid lui avait valu tant de critiques, et profitait du retour de Jerome Boateng en charnière centrale.
En face, Simeone misait sur les héros de l'aller avec en prime le retour du chef de la défense, Godin, absent à Madrid sur blessure.
Le Bayern devait marquer, au moins un but, pour prolonger les débats. Et "le plus tôt possible", avait souhaité le défenseur central Javi Martinez la veille.
Müller et Lewandowski ont fait passer les premiers frissons à la défense madrilène mais Jan Oblak a fait face (20).
Quatre minutes plus tard, le portier slovène était encore à l'ouvrage sur une frappe puissante de Ribéry, avant de voir passer de peu au-dessus une frappe tendue de Lahm (27).
Il ne pouvait rien en revanche sur le coup franc face au but, concédé pour une obstruction de Gimenez: à 20 m face au but, Xabi Alonso propulsait la balle entre une forêt de jambes pour ouvrir la marque avec son 6e but en 112 matches de C1 (1-0, 31).
Le public était aux anges: le retard était comblé, restait à enfoncer le clou pour prendre la direction de Milan, d'autant que la super défense madrilène était sérieusement malmenée.
Le Bayern avait une balle de break en héritant d'un penalty justifié après un tacle du même Gimenez sur Javi Martinez. Mais Müller, l'attaquant jugé indispensable par toute l'Allemagne, butait sur Oblak qui avait choisi le bon côté (35).
La machine bavaroise dominait (71% de possession), ne laissant même pas des miettes à l'attaque madrilène, mais devait retourner au vestiaire avec un seul but à son compteur.
Au retour, Diego Simeone montrait des velléités offensives en remplaçant Augusto Fernandez par Yannick Carasco.
Cela allait-il suffire ? La réponse ne tardait pas à venir: un ballon perdu par Alaba dans l'axe et Torres en profitait pour lancer Griezmann qui entrait dans la surface pour tromper Manuel Neuer d'une frappe à ras de terre pleine de sang-froid (1-1, 54). Choc dans l'Allianz Arena qui n'avait plus qu'à espérer un nouveau renversement-miracle comme contre la Juventus mi-mars en 8e retour (remontée de 0-2 à 4-2 en prolongation). Comme contre la Juve, le joker Kingsley Coman est entré (72). Et Lewandowski a marqué dans la minute suivante (2-1).
Mais on n'enfile pas les buts comme ça à la meilleure défense européenne, qui sait jouer dur quand il faut.
L'Atleti a eu une balle de break lorsque Torres a été stoppé irrégulièrement dans la surface par Martinez, mais l'ancien de Liverpool a vu sa frappe détournée par Neuer (83).
Le match s'est terminé sous les sifflets du public munichois, excédé par les arrêts de jeu visiteurs sur vraies ou fausses blessures.
Et les 5 minutes de temps additionnel ne changeaient rien: l'Allianz Arena devait assister impuissante à la jubilation des Colchoneros...

Ils ont dit

Pep Guardiola (entraîneur du Bayern Munich): "J'ai donné ma vie pour cette équipe, je me suis battu pour donner le meilleur. C'est tout. On n'a atteint aucune finale de Ligue des champions mais je suis très fier de l'équipe. Ce soir, on a joué le football qu'on voulait jouer, il n'a manqué qu'un but. Je suis avant tout désolé pour l'équipe".

Diego Simeone (entraîneur de l'Atletico Madrid): "Je dois vraiment dire que nous avons joué contre la meilleure équipe de toute ma carrière. C'est incroyable comme ils (Bayern) ont joué. C'était super de voir mon équipe jouer avec une telle intensité. On a tout fait pour se libérer de la pression et on y est bien parvenu en seconde période. On a atteint notre objectif, on a montré qu'on était une équipe très forte, très bonne défensivement. On a désormais battu trois des plus fortes équipes d'Europe (avec le Real Madrid en championnat, ndlr). (si encore le Real en finale comme en 2014) On a une nouvelle chance de remporter la Ligue des champions. On a 15 jours pour se préparer".

Robert Lewandowski (attaquant du Bayern Munich): "C'est difficile à accepter car nous avons mérité la victoire. Ca fait très mal. On a manqué beaucoup d'occasions et on a fait un cadeau".

Manuel Neuer (gardien de but du Bayern Munich): "Je crois que les mots nous manquent à tous. On a montré du très bon football pendant 45 minutes à Madrid et 90 minutes ce soir et on est triste de ne pas pouvoir faire maintenant le voyage à Milan (finale)".

Antoine Griezmann (auteur du but de la qualification de l'Atletico Madrid): "Je suis fatigué mais très heureux. J'ai tout donné. En première période, ce n'était pas l'Atletico, on perdait tous les duels.
On a bien réagi après la pause. (sur son but): Un bon ballon de Fernando (Torres), j'ai essayé de tromper le gardien et le ballon est passé sous sa jambe. Je suis très bien et j'espère que ça continuera comme ça.
Avec le Championnat, la Ligue des champions et l'Euro, c'est une fin de saison mouvementée, mais belle à jouer. Je prends du plaisir à faire des efforts et à marquer. Avec cette équipe, on ne peut qu'avoir du plaisir".

Karl-Heinz Rummenigge (patron du Bayern Munich): "On a tout bien fait mais cela n'a pas suffi.
On n'a pas eu de chance. C'est malheureux de passer aussi près de la finale. N'oublions pas que nous avons fait 5 demi-finales de suite, ce n'est pas rien. Il faut maintenant se concentrer sur le championnat".

Philipp Lahm (capitaine du Bayern Munich): "On ne peut pas blâmer l'équipe. Tout le monde a tout essayé mais cela n'a pas suffi. On a pas su mettre les buts au bon moment.  C'est dur de sortir sur un tel match. C'est vraiment dommage de ne pas être récompensés, les joueurs et l'entraîneur, pour ces trois dernières années".

Fernando Torres (attaquant de l'Atletico Madrid): "L'essentiel c'est la façon dont on a joué en seconde période. Le but nous a soulagés mais le Bayern est une équipe très forte et cela a été difficile de jouer notre jeu. Maintenant on veut écrire l'histoire. On n'a jamais gagné la Ligue des champions".

Yannick Carrasco (milieu de terrain de l'Atletico Madrid): "On est très content d'aller en finale. Disputer un tel match dans une telle ambiance c'est exceptionnel. On a éliminé deux grands favoris (Barcelone puis Bayern) on espère continuer en finale. (Griezmann) On sait qu'il est très important pour nous, il peut marquer à chaque moment.  C'est vraiment un joueur très important".

Jeudi 5 Mai 2016

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