Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Kiev n’interviendra pas militairement en Crimée




Kiev n’interviendra pas militairement en Crimée
L’Ukraine n’enverra pas ses soldats dans la péninsule séparatiste de Crimée pour empêcher le référendum dimanche sur le rattachement à la Russie, mais veut croire que les Occidentaux feront plier le président Vladimir Poutine.
 A quatre jours du référendum organisé par les autorités séparatistes pro-russes dans la péninsule ukrainienne où vivent deux millions de personnes, dont des minorités tatares et ukrainophones, rien ne semble en mesure d’enrayer le glissement de cette région dans le giron russe.
Les dirigeants des pays occidentaux du G7 n’en ont pas moins appelé mercredi la Russie à cesser toutes ses actions pour «annexer» la Crimée, a annoncé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
A 12H30 (11H30 GMT), «les dirigeants du G7, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et moi-même, dans une nouvelle déclaration, allons appeler la Russie à cesser toutes ses actions pour annexer la république autonome ukrainienne de Crimée», a déclaré M. Barroso devant le Parlement européen.
Héritant d’une situation économique catastrophique, gouvernant dans l’urgence un pays qui n’a pas encore fait le deuil de la centaine de victimes de la répression de l’ancien pouvoir pro-russe de Viktor Ianoukovitch, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk est reçu mercredi à la Maison Blanche par Barack Obama à qui il va demander d’accroître la pression sur Moscou.
Mais les déclarations du président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov à l’AFP semblent confirmer que Kiev s’est résigné à abandonner la Crimée à la Russie et s’inquiète désormais d’une éventuelle intrusion par la frontière de l’est, région où vivent de nombreux Ukrainiens d’origine russe.
«Nous ne pouvons pas nous engager dans une opération militaire en Crimée, ainsi nous dénuderions la frontière est et l’Ukraine ne serait pas protégée, les militaires russes comptent là-dessus», a déclaré à l’AFP M. Tourtchinov, chef des armées ukrainiennes lors d’une interview au Parlement.
«A la frontière est de l’Ukraine sont concentrées d’importantes unités de blindés», a-t-il ajouté.
La Crimée est désormais quasiment coupée du reste de l’Ukraine, les forces russes en contrôlant les points stratégiques. Tout est en place pour une sécession rapide: le «Premier ministre», Serguiï Axionov, s’est autoproclamé «chef des armées» et les 2 millions de Criméens, majoritairement russophones, ont vu les chaînes russes remplacer les chaînes ukrainiennes sur leur écran de télévision. Des hommes en treillis fouillent tout voyageur arrivant à Simféropol en provenance du nord et seuls les vols en provenance de Moscou peuvent y atterrir.
 La région est de facto interdite aux responsables et observateurs internationaux. 

AFP
Jeudi 13 Mars 2014

Lu 546 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs