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Kiev met son armée en alerte

Moscou pour un dialogue en Ukraine sous les auspices de l'OSCE




Kiev met son armée en alerte
Kiev a mis mercredi ses forces armées en état d'alerte maximum pour tenter d'empêcher la propagation de l'insurrection pro-russe dans l'est de l'Ukraine, pays qui va bénéficier d'un plan d'aide de 17 milliards de dollars du FMI.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en visite au Pérou, a assuré mercredi soir que la Russie est favorable à un dialogue en Ukraine sous les auspices de l'OSCE pour trouver une issue à la crise dans ce pays. 
"Une action urgente était nécessaire", a assuré la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, à l'issue d'une réunion du conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres.
Le feu vert de l'institution permet le déblocage "immédiat" d'un premier prêt de 3,2 milliards de dollars à Kiev et va donner un peu d'air à un pays au bord de l'asphyxie financière.
Les forces armées ukrainiennes se trouvent en "état d'alerte total" pour le combat face à la menace d'une intervention russe, a annoncé le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov. La Russie a aussitôt réagi en sommant Kiev d'arrêter "immédiatement la rhétorique belliqueuse qui vise à intimider sa propre population".
Dans un geste qui devrait irriter encore davantage Moscou, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a annoncé que l'attaché militaire russe à Kiev avait été "arrêté" mercredi et "déclaré persona non grata" suite à des "agissements incompatibles avec son statut". Il devrait être rapidement expulsé.
Au cours d'un entretien téléphonique, le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique David Cameron ont convenu que la crise ukrainienne ne pourrait être résolue "qu'avec des moyens pacifiques", a indiqué le Kremlin. 
A Kiev, M. Tourtchinov a déclaré que l'"objectif numéro un (était) d'empêcher le terrorisme de s'étendre" des régions de Donetsk et de Lougansk, en proie à une insurrection pro-russe armée, à d'autres régions. "Il y a des tentatives de déstabiliser la situation à Kharkiv (est), Odessa (sud), Dnipropetrovsk (est), Zaporijjia (sud-est), Kherson et Mykolaïev (sud)", a-t-il dit.
Ensemble, ces huit régions constitueraient une large zone contiguë de la Russie et des territoires séparatistes de Crimée (rattachée à la Russie en mars) et de Transdniestrie en Moldavie, que Moscou contrôle de fait déjà.
Les rebelles pro-russes, hostiles au pouvoir qui s'est mis en place à Kiev après le renversement du président Viktor Ianoukovitch, ont continué ces derniers jours d'étendre leur emprise sur une série de villes de l'Est ukrainien. Ils contrôlent des sites stratégiques (mairie, siège de la police et des services de sécurité) dans plus d'une douzaine de villes.
 

AFP
Vendredi 2 Mai 2014

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