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Jean-Claude Juncker assuré de ravir le poste de président de la Commission européenne

David Cameron et Viktor Orban, seuls à s’opposer à l’ancien Premier ministre luxembourgeois




Jean-Claude Juncker assuré de ravir le poste de président de la Commission européenne
David Cameron a affiché vendredi sa détermination à livrer jusqu'au bout une bataille perdue contre Jean-Claude Juncker, dénoncé comme la "mauvaise personne" pour diriger la Commission européenne. M. Juncker est la "mauvaise personne"; ce "n'est pas la bonne personne pour mener cette institution", a lancé le Premier ministre britannique à son arrivée au sommet européen. Pour autant, il mène un combat perdu d'avance puisque seul son homologue hongrois, Viktor Orban, est resté à ses côtés dans son refus de l'ancien Premier ministre luxembourgeois.
Les autres dirigeants, de droite comme de gauche, s'y sont progressivement ralliés. Vendredi matin, ni la chancelière allemande Angela Merkel ni le président français François Hollande ne se sont exprimés à leur arrivée au Conseil. Jean-Claude Juncker, qui a toujours été hostile aux multiples exemptions exigées par les Britanniques, va remporter une victoire contre eux. A 59 ans, ce vieux routier de la politique européenne à la vision fédéraliste, ancien Premier ministre du Luxembourg et ancien patron de l'Eurogroupe, est assuré d'être désigné comme futur président de la Commission. Malgré les critiques acerbes de David Cameron contre "l'erreur" commise selon lui par ses homologues, ils sont plusieurs à lui tendre la main.
Dès jeudi, Mme Merkel avait plaidé pour la recherche d'un "large terrain d'entente sur le contenu" des politiques européennes. "Nous pouvons trouver des compromis et faire un pas vers la Grande-Bretagne", avait-elle insisté. Le Suédois Fredrik Reinfeldt, qui a lâché M. Cameron il y a deux jours, a jugé que le "programme est plus important que la personne". 
"Le Royaume-Uni a besoin de l'Europe. Mais l'Europe a aussi besoin de la Grande-Bretagne", a estimé la Première ministre sociale-démocrate danoise Helle Thorning-Schmidt. "On peut comprendre" la position britannique, mais ils ne peuvent pas à eux seuls bloquer les 26 ou 27 autres pays qui seraient d'accord", a déclaré le Premier ministre socialiste belge Elio Di Rupo.
Les dirigeants sociaux-démocrates, emmenés par le Français François Hollande et leur figure montante, l'Italien Matteo Renzi, avaient apporté leur soutien à Juncker dès le week-end dernier.
Mais ils veulent en échange une plus grande "flexibilité" dans l'application des règles budgétaires, afin de soutenir l'investissement et la croissance. 
Mais les tenants de l'orthodoxie, au premier rang desquels la chancelière allemande, ont répété qu'il n'était pas question de modifier le pacte. 

AFP
Samedi 28 Juin 2014

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