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Jamila Sayouri : L’exemple d’une battante inlassable




Elle est de toutes les batailles, comme elle est au four et au moulin. Jamila Sayouri est l’une des activistes ayant prouvé que la lutte pour la consécration des principes de dignité et de justice se conjugue au féminin. La lutte pour les droits des femme n’est pas une simple mode. Loin de là, elle défend avec ses tripes ses convictions et ses croyances. Membre de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme depuis 1999, Sayouri en a même donné la preuve dans des dossiers très sensibles. Le dernier en date, sa position en faveur d’une justice indépendante, mais aussi en faveur des juges libres, lors du limogeage du juge Hayni.
A Fès, sa ville natale, elle avait récemment fait l’objet d’un vibrant hommage de la part de la société civile. Cette avocate avertie a consacré une part de son temps aux causes justes. Il est rare de trouver une avocate qui s’éloigne à des centaines de kilomètres de son bureau climatisé pour traiter les affaires de gens modestes … souvent sans contrepartie.
Présidente de l’Association Adala et militante convaincue des droits des femmes, elle ne verse pas dans les discussions de salons. Elle va plus loin et traite les dossiers les plus épineux et les plus sensibles. A travers une communication donnée récemment lors d’un séminaire sur la justice pénale et le genre, elle a prouvé que la cause de la lutte est en faveur des gens démunis, défavorisés. Elle a conjugué l’acte de détention et d’incarcération au féminin. Un dossier des plus délicats. Bref, elle se veut, chaque fois que c’est possible, porte-parole des sans voix. Cette action lui tient vraiment à cœur.
Pour elle, nonobstant le nombre de femmes très réduit comparé aux hommes détenus dans les différents prisons et centres d’incarcération au Maroc, leurs souffrances restent davantage douloureuses. Et d’ajouter que des violences morale, verbale et physique commencent dès leur arrivée au commissariat. Jamila Sayouri souligne que le Maroc a certes approuvé et ratifié plusieurs conventions internationales relatives aux droits des femmes en détention (Bangkok, ONU… et ayant connu aussi un changement au niveau de la philosophie pénale), mais il vit toujours au rythme de violations en tout genre touchant la population carcérale féminine.
Membre de la Coalition pour la Cour pénale internationale et également membre du secrétariat exécutif marocain de cette même coalition, Jamila Sayouri estime que les deux principes majeurs de ces conventions internationales sont le traitement humain et équitable de manière à assurer la dignité des femmes détenues d’une part et la jouissance de leurs droits de l’autre. Cela répond parfaitement aux convictions de cette femme qui avait cofondé en 1996 le centre ‘Annajda’ d’aide aux femmes victimes de violence.

Nouri Zyad
Mardi 8 Mars 2016

Lu 1929 fois


1.Posté par Naima atlassi le 08/03/2016 10:04 (depuis mobile)
Jamila sayouri est une femme pas comme les autre tout ce que vous avez dit et plus allah yehfadha lwlidatha wkater lina men amtalha weyekhaliha lina weye3tiha shihtha hadchi li kaddir kytalab ljohd lkbir chokrane liha bzzaf tahiati laha on t'aime f

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