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Interpellation de membres d'une "unité noire" à Kiev

Des bataillons vont quitter les frontières ukrainiennes




Interpellation de membres d'une "unité noire" à Kiev
Les autorités ukrainiennes ont interpellé douze membres des anciennes forces spéciales antiémeutes, soupçonnés d'être impliqués dans les tueries de fin février à Kiev qui ont conduit au renversement du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, a indiqué jeudi le parquet général d'Ukraine.
 "Des membres d'une unité spéciale des "Berkout" ont été interpellés," a déclaré le procureur général d'Ukraine, Oleg Makhnitski, tard mercredi soir à la chaîne de télévision Canal 5, sans en préciser le nombre. 
 "Il s'agit d'une unité baptisée +unité noire"+, dédiée aux opérations spéciales (...) qui a distribué des armes, dont des fusils de snipers", a poursuivi le responsable.  Interrogé par l'AFP, le porte-parole du parquet général d'Ukraine, Vassil Zorya, a précisé jeudi que 12 personnes au total avaient été arrêtées au cours de cette opération dans la journée de mercredi.
 D'autres membres de cette unité sont en cours d'identification, a de son côté ajouté le procureur à la télévision.
Le procureur général adjoint, Oleksi Baganets, a précisé que les suspects avaient affirmé que leur tâche était uniquement de permettre aux forces classiques des "Berkout", non armées, de se dégager face aux assauts des manifestants. "Mais nous ne les croyons pas", a-t-il souligné.
Les manifestations pro-européennes sur le Maïdan, la place de l'indépendance au coeur de la capitale ukrainienne, avaient dégénéré en violences du 18 au 20 février. Près de 90 contestataires avaient été tués.
Le procureur général, le ministre de l'Intérieur et le chef des services de sécurité devaient présenter jeudi à la mi-journée les premières conclusions de l'enquête sur ces tueries qui ont débouché sur le renversement et la destitution du président Ianoukovitch et son remplacement par un régime provisoire pro-européen.
D'autres unités russes vont quitter la frontière ukrainienne d'ici peu, après un premier bataillon, a annoncé jeudi le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, rappelant toutefois qu'il n'y avait "pas de restrictions" au mouvement de troupes russes en Russie.
 "Lorsqu'elles auront fini les tâches qu'on leur a assignées, d'autres unités reviendront aussi sur le lieu de leur déploiement permanent", a affirmé jeudi le chef de la diplomatie russe au cours d'une conférence de presse donnée après une rencontre avec son homologue kazakh.
 Un premier bataillon a déjà quitté la frontière de l'Ukraine, pour rejoindre la région de Samara, plus à l'est, où il est basé, avait annoncé lundi Vladimir Poutine dans une conversation téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel.
"En ce qui concerne le mouvement de troupes sur le territoire de la Fédération russe, il n'existe pas de restrictions, et nos partenaires occidentaux reconnaissent que, d'un point de vue juridique, il n'y a pas de problème. Je ne dramatiserais pas ce sujet, comme essaient de le faire et les autorités ukrainiennes, et leurs protecteurs à l'Ouest", a-t-il ajouté. 

AFP
Vendredi 4 Avril 2014

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