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Indigeste




Une stratégie, quasi-unanimement adoptée, voudrait que l’on ne s’investisse, pour de vrai, dans la campagne électorale, que vers la fin. Histoire de préserver ses forces pour le sprint final. Faut pas trop s’inquiéter, l’actuelle campagne finira bien par se faire intéressante, bouillonnante et fièvreuse avant que les brides ne soient définitivement lâchées.
Avec l’avènement des récentes réformes politiques et constitutionnelles, on avait pourtant de bonnes raisons d’aspirer à une campagne totalement différente de toutes celles qui l’ont jusque-là précédée. Mais avec ces mentalités infectes qui continuent de sévir, le naturel, dans bien de cas, ne peut pas ne pas revenir au galop.
Ceux qui s’impatienteraient par ailleurs de ne pas voir la campagne commencer « pour de vrai », sont pour le moins servis du côté de quelques bourgs, comme de celui de quelques plus ou moins grandes villes.
Sans parler de ceux qui ne se sont pas embarrassés de quelque date officielle pour aller en campagne, contentons-nous de relater les graves dérapages relevés d’ores et déjà du côté de la ville ocre.
Il en est ainsi des agissements de quelques candidats et autres  intermédiaires rompus à la fraude en tous genres, représentant ou roulant pour le compte d’un parti qui se voulait, croyait-on savoir, authentique  et moderne et qui s’était fendu, répétait-il à qui voulait l’entendre, d’une mission de moralisation de la vie publique. Pratiques abjectes accentuées qui plus est par cette exécrable neutralité passive qui semble coller comme de la glu aux autorités responsables.
A Marrakech, toujours les « G.huitistes » semblent rivaliser en idées tout aussi nauséabondes.
Le cas de ce gars « MP » qui s’était fait trop généreux en moutons de l’Aïd, ou encore cet autre candidat tenant le volant de sa voiture bleue, d’une main, et distribuant de l’autre des billets tout aussi à la couleur de cette formation qui se veut fédératrice et tout aussi moralisatrice de cette pauvre vie publique que l’on est en train de mariner à toutes les sauces.
Juste un peu plus loin, à Rhamna, c’est justement la panse que l’on vise. Les cuistots improvisés sont trop sollicités. Les gourmands s’empiffrent à volonté. Et c’est tout un pays qui a du mal à digérer.

Mohamed BENARBIA
Mardi 15 Novembre 2011

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