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Hicham Ayouch porte le Maroc au firmament du cinéma africain


“Fièvres” a remporté l’Etalon d’or du Fespaco, distinction la plus prestigieuse de ce Festival du cinéma africain.
«Timbuktu» s’est contenté de prix mineurs



Hicham Ayouch porte le Maroc au firmament du cinéma africain
Le Fespaco, grand Festival du septième art africain, s’est achevé, samedi dernier à Ouagadougou, avec le sacre du film «Fièvres», du  réalisateur marocain Hicham Ayouch, le film vedette «Timbuktu» du Mauritanien Abderahmane Sissako s’est, quant à lui, contenter de prix mineurs. Le lauréat a reçu ce prestigieux Prix, qui couronne le meilleur long métrage, des mains du président burkinabé Michel Kafando qui a estimé que Hicham a «présenté une œuvre gigantesque». «Je tiens à le féliciter», a-t-il dit.
Emu, Hicham Ayouch a déclaré: «Je suis Africain et fier de l’être. On nous a volé notre passé, on a tenté de voler notre histoire, mais notre culture nous  appartient et il est temps de prendre les choses en main maintenant». «Nous sommes un continent beau, noble et riche ; nous sommes la mère de toute la  Terre, nous sommes les sages du monde», a-t-il ajouté, tout en appelant à «changer les mentalités grâce à l’art, à l’imaginaire et à l’éducation». 
Le jeune cinéaste a également précisé qu’en tant que Marocain, il se sent profondément africain, et le fait  de participer à ce Festival au Burkina Faso constitue pour lui véritable un honneur. « J’espère que mes compatriotes auront l’occasion de voir ce film,  qui n’est pas encore sorti, et qu’ils soient heureux de ce Prix », a-t-il ajouté.  
Tourné en France, dans une cité, «Fièvres», qui est le troisième long métrage de Hicham Ayouch, après  « Tizaoul »  (2006) et le très remarqué « Fissures » (2009), présente une analyse des rapports sociaux, sur la base de l’histoire de Benjamin, 13 ans, placé au foyer, mais dont la vie sera  bouleversée le jour où sa mère va en prison et révèle aux services sociaux et à lui-même l’existence d’un père qu’il ne connaissait pas, et avec lequel il devrait désormais vivre. Ce dernier, qui vit lui-même chez ses parents, se retrouve totalement  démuni face à ce garçon, aussi attachant qu’insolent, qui vient bouleverser sa vie.
Outre cette haute distinction remportée par Hicham Ayouch, le frère cadet de Nabil Ayouch, lauréat de l’Etalon d’or 2001 avec le film “Ali Zaoua”, le Maroc a raflé trois autres Prix, à savoir le Prix «meilleure image» qui est revenu au long métrage «C’est  eux les chiens», de Hicham Lasri, le «Poulain d’or» attribué au court métrage  «De l’eau et du sang», du cinéaste Abdelilah El Jaouhary, et le Prix «Fiction» remporté, dans la catégorie «films des écoles africaines de cinéma», par  l’œuvre «Sagar» de Pape Abdoulaye Seck, représentant l’Ecole supérieure des arts visuels de Marrakech (ESAV).
Les Etalons d’argent et de bronze ont, quant à eux, récompensé, respectivement,    «Fadhma N’Soumer» du réalisateur algérien Belkacem Hadjadj et «L’Oeil du  cyclone» du Burkinabé Sékou Traoré.
D’autre part, la participation du Maroc au Faspaco-2015 a été remarquable non seulement par le nombre d’œuvres cinématographiques retenues en compétition officielle et celui des Prix remportés, mais aussi par la présence de cinéastes marocains dans les jurys, notamment Lahcen Zinoun (catégorie longs métrages) et Daoud  Oulad Sayed (courts métrages). 
Il est, par ailleurs, à rappeler que les réalisateurs marocains dominent le palmarès de l’Etalon d’or de Yennenga. Le Royaume a, en effet, remporté, à quatre reprises, ce prestigieux Prix. Ainsi le premier Etalon d’or du Maroc a été remporté en 1973, par le réalisateur Souheil Ben Barka, avec son film «Les mille et une mains», suivra le trophée de Nabil Ayouch en 2001, avec «Ali Zaoua», puis « Pégase » de Mohamed Mouftakir en 2011, en plus de la récente distinction de « Fièvres». 
 

Mehdi Ouassat
Lundi 9 Mars 2015

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