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Guéguerre interprésidentielle au Raja


Housbane accuse l’ancien bureau de machination



Rien ne va plus au Raja. Les misères se succèdent et le bout du tunnel tarde à se dessiner. La deuxième sortie médiatique du néo président du club, Saïd Housbane, dans de beaux draps depuis son arrivée aux commandes, a apporté son lot de révélations, versant dans le sens de l’implication de l’ancien bureau dirigeant tenu pour responsable de la situation actuelle qui sévit dans le club.
Sans aucun détour, Saïd Housbane, dont l’arrivée à la présidence avait été cautionnée par le président sortant Mohamed Boudrika, a accusé ce dernier d’être derrière cette machination, orchestrant des manœuvres qui nuisent terriblement à l’image du club.
Le nouveau patron des Verts, qui était accompagné lors de cette conférence de presse tenue mercredi au siège du club par quelques membres du comité dirigeant, n’a pas manqué de soulever l’épineux problème des dettes du Raja envers ses joueurs, tonnant qu’en dépit de leurs contrats professionnels, ils n’ont pas reçu leurs dus depuis un bon bout de temps. Explicitant davantage cette affaire par le cas d’Abdelilah Hafidi auquel le Raja doit verser 2,6 millions de dirhams à titre de primes et de salaires se rapportant à la saison 2014-2015. 
Saïd Housbane, tout en s’interrogeant sur sa part de responsabilité quant à ce cas de figure, ne fuit point ses engagements, assurant qu’il assume et propose le rééchelonnement des dettes. Car pour lui le Raja est une institution à qui incombe d’honorer ses créances et non pas au président qu’il soit l’actuel ou son prédécesseur.
A propos des joueurs du club, ils se sont montrés catégoriques, refusant de rencontrer mercredi au complexe Oasis le président Saïd Housbane, et ce tant qu’ils n’ont pas reçu leurs dus.
Le bras de fer se poursuit et s’intensifie, ce qui hypothèque une fois encore un semblant retour à la normale. Sachant que le public rajaoui n’est pas en reste dans toute cette histoire et pèse désormais de tout son poids en vue de faire basculer la balance d’un côté au détriment de l’autre. D’ailleurs, la marche des supporteurs prévue initialement hier jeudi  avait été avancée de 24 heures en vue de coïncider et avec la conférence de presse et avec la rencontre entre joueurs et président. 
Pour rappel, quelques jours après son élection à la présidence du Raja, Saïd Housbane avait tenu une conférence de presse au cours de laquelle il avait annoncé que le club est au bord de la faillite, avec un endettement à court, moyen et long termes chiffré à un peu plus de 170 millions de dirhams. Des révélations qui n’ont pas été du goût des membres de l’ancien bureau, à commencer par Mohamed Boudrika qui avait déclaré que si Housbane n’était pas capable de gérer le Raja, il n’avait qu’à plier bagages.
Bref, la situation se complique davantage pour des Verts qui voient rouge au fil des jours. Pourvu que des lendemains enchanteurs ne tardent pas à venir.
 

Mohamed Bouarab
Vendredi 22 Juillet 2016

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