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Frappes intenses contre les jihadistes aux portes d'Aïn al-Arab

Les Kurdes défendent farouchement la ville




Frappes intenses contre les jihadistes aux portes d'Aïn al-Arab
La coalition menée par les Etats-Unis menait mercredi des frappes aériennes contre les positions des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui sont arrivés aux portes de la ville syrienne kurde d'Aïn al-Arab, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
 "La coalition américano-arabe a mené au moins cinq frappes aériennes contre les positions jihadistes sur la ligne de front qui les opposent aux Kurdes, à l'est et au sud-est de Kobané (nom kurde d'Aïn al-Arab)", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.
 L'ONG n'a pas fait état de morts dans l'immédiat.
 Les extrémistes de l'EI ne sont plus qu'à 3 km à l'est de cette troisième ville kurde de Syrie, d'après l'OSDH qui dispose d'un large réseau de sources civiles, médicales et militaires à travers la Syrie.
Des combats acharnés opposaient mercredi les jihadistes aux forces kurdes aux portes de cette ville frontalière de la Turquie et que les Kurdes "défendaient farouchement", d'après l'ONG.
Au moins neuf combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) et un jihadiste de l'EI ont péri dans les combats durant la nuit de mardi à mercredi, selon l'OSDH.
 "Bien qu'inférieurs en nombre et en armement, les combattants kurdes refusent de se retirer et défendent farouchement leur ville", selon M. Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. "C'est pour eux une question de vie ou de mort", ajoute-t-il.
 Des centaines de combattants kurdes font face à des milliers de combattants jihadistes, qui disposent en outre de chars, d'artillerie lourde et des lance-roquettes multiples de 220 mm, précise l'ONG.
"Les Kurdes eux sont armés de kalashnikovs, de mitrailleuses lourdes soviétiques DShK et de lance-roquettes RPG", précise M. Abdel Rahmane.
S'ils faisaient sauter le verrou d'Aïn al-Arab, les jihadistes contrôleraient une longue bande territoriale continue au nord de la Syrie, le long de la frontière turque.
Leur assaut a entraîné un exode massif de la population, au moins 160.000 personnes ayant traversé la frontière pour se réfugier en Turquie depuis la mi-septembre.
 Des miliciens du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont alors fait le chemin inverse pour aller prêter main forte à leurs frères syriens assiégés. Pour sa part, Ankara a renforcé ces derniers jours son dispositif militaire autour du poste-frontière de Mursitpinar, après la chute de trois obus en Turquie.
Son gouvernement islamo-conservateur, jusqu'ici réticent, a finalement déposé un projet de mandat autorisant l'intervention de son armée en Irak et en Syrie, aux côtés de la coalition à laquelle participent à différents degrés une cinquantaine de pays. Le Parlement turc doit en débattre à partir de jeudi. 

AFP
Jeudi 2 Octobre 2014

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