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Force maléfique : Et si c’était lui ?




C’est friser le ridicule que de chercher à faire des meetings électoraux d’un certain Benkirane un événement.
Allons plutôt au fond des choses. Que peut-il bien raconter le chef du gouvernement sortant ?
Certes, il se veut intarissable, mais en bobards et en inepties.
Il a dû, cependant, avaler sa langue et ne plus parler de ce «tahakoum», cet énigmatique autoritarisme derrière lequel il tente de dissimuler tous ses ratages.
Après l’épisode assez rocambolesque avec comme héros malgré lui son camarade d’allié, il faut plus s’adonner à ce jeu si vilain.
Mais s’il n’utilise plus le fameux vocable, il continue à parler de plus belle de ces tout aussi mystérieuses forces maléfiques qui l’ont empêché de mener à bien ses insoupçonnables réformes qu’il dit avoir pourtant réussies.
Force est de constater qu’il a bel et bien réussi à tabasser les enseignants stagiaires, les étudiants médecins, les chômeurs diplômés ou pas …
Et là, il n’y a pas d’autre force maléfique que lui pour accomplir ces sales besognes.
C’est bien lui qui a réduit à presque rien la bourse des enseignants stagiaires. Et c’est bien lui encore qui a ourdi le désengagement de l’Etat pour leur recrutement …
Sa responsabilité (ou irresponsabilité) de chef du gouvernement a également atteint les étudiants médecins qui se sont vu imposer le service sanitaire obligatoire et privés dans la foulée (sa folie) de toute compensation qui devrait aller avec, comme de la réhabilitation d’un statut juridique les concernant …
Et là, la force maléfique en question, au lieu de chercher à comprendre les requêtes des uns et des autres, au lieu de proposer quelques solutions a opposé un niet stupide, allant jusqu’à dire que c’est « non, même si cela doit faire tomber le gouvernement».
La liste est bien évidemment loin d’être exhaustive. La Caisse de compensation a également été affectée par la même force maléfique, puisque c’est le petit peuple qui fait aujourd’hui les frais d’une soi-disant réforme.
Les réformes à la Benkirane se suivent et se ressemblent. A l’instar de celle concernant le régime de retraite, les pauvres salariés  sont aujourd’hui acculés à payer plus pour que, une fois à la retraite, ils touchent moins. Y aurait-il une force plus maléfique que ça ?
Et ce ne sont sûrement pas les syndicats qui soutiendraient le contraire. Après avoir transformé le dialogue social en monologue, le même Benkirane a fini par faire une croix dessus. Ce n’est donc pas pour rien que les centrales les plus représentatives appellent aujourd’hui à voter contre lui et son PJD.
Cinq longues années jalonnées de gros ratages et de vaine vantardise … y a qu’à voir  le secteur de la justice entre autres.
Et le chômage ? Les chiffres sont ahurissants. Jamais, au grand jamais, le pays n’a atteint un taux aussi consternant (voir article ci-contre).
Quelle serait alors l’utilité de meetings où le mensonge domine ?

Par Mohamed Benarbia
Samedi 1 Octobre 2016

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