Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Exclu du «NEXT 11» : Le Maroc rate le train des pays émergents




Exclu du «NEXT 11» : Le Maroc rate le train des pays émergents
Après les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), concept inventé  par le célèbre économiste Jim O’Neill, en 2001 (groupe de pays auquel s’est ajouté plus tard l’Afrique du Sud), qui ont tiré la croissance mondiale durant la dernière décennie, au début de la décennie courante c’est le «NEXT 11», (nouveau concept de Jim O’Neill) qui semble intéresser de plus en plus les investisseurs.
Il faut dire que depuis le début de l’année et jusqu’à présent, l’indice MSCI, qui regroupe 10 de ces 11 pays a progressé de 17% depuis le début de l’année alors que l’indice basé sur BRIC fait 10 fois moins avec seulement 1,7% de gains. Constat duquel on peut déduire que l’économie mondiale est  en train de connaître un tournant. De nouvelles forces sont attendues.
Sachant que le MSCI, un indice mondial (MSCI World Index) mesurant la performance des marchés boursiers de pays économiquement développés, et qui  se  composait, depuis 2005, de titres des 23 économies les plus avancées, a intégré les performances de 20 pays émergents, dont le Maroc. On s’étonne donc de voir le Maroc exclu du «NEXT 11» qui, toujours selon Jim O’Neill, va réaliser un taux de croissance annuel moyen de 5,5% au moins jusqu’en 2020. Ainsi les entreprises cotées de ces NEXT 11, à savoir le Mexique, l’Indonésie, la Corée du Sud, la Turquie, le Bangladesh, l’Egypte, le Nigeria, le Pakistan, les Philippines, le Vietnam et l’Iran, pourraient bien connaître prochainement un afflux de capitaux (à l’exception de l’Iran qui reste soumis à des sanctions internationales).
A noter que ce groupe intègre deux économies africaines, en l’occurrence l’Egypte et le Nigeria, qui disposent quasiment des mêmes potentialités que le Maroc, bien qu’ils aient connu des troubles ces dernières années.
La question qui s’impose est de savoir pourquoi le Maroc dont la stabilité économico-politique est incomparable dans la  région, n’a pas pu joindre ces deux pays.
Depuis le début de son mandat, le ministre de l’Economie et des Finances n’a  cessé d’affirmer que «malgré les défis, le Maroc jouit de tous les atouts de constituer une puissance économique émergente de la région Mena», mais entre ce qu’on pourrait faire et ce qu’on fait réellement,  il y a un grand fossé.
Le même ministre assurait  lors d’une conférence  tenue à Casablanca en juillet dernier   que  «le gouvernement marocain s’est engagé à gérer ces attentes dans l’harmonie et la cohésion avec comme gage une triple transition à la fois économique, politique et sociale». Mais d’après les résultats dudit indice, on s’aperçoit que notre pays a raté le train des pays émergents. Pour que l’économie marocaine devienne  émergente, le Maroc est dans l’obligation de repenser son modèle économique et de sécuriser les bases d’une croissance inclusive orientée vers de nouveaux vecteurs de croissance.
Un modèle économique qui répond  à ces ambitions doit reposer sur plusieurs piliers, entre autres, le renforcement de la croissance endogène, le développement des mécanismes de solidarité et de cohésion sociale ainsi que l’amélioration de la gouvernance et de la transparence. Choses qui semblent nous faire défaut pour le moment.

M.T
Jeudi 30 Août 2012

Lu 979 fois


1.Posté par majid le 30/08/2012 09:04
normale,vu les multiples greves que vous encouragez toute l´année,et le recul d´attractivité du pays y découlant,vous avez la reponse

2.Posté par ali flam le 30/08/2012 10:57
Que ce soit les BRIC ou le Next 11 ou le MORTAR (Morocco, Turkey, Argentina), ces listes n'ont aucune importance et ne sont que des outils marketing pour les departement de recherche de banques d'affaires.
Le BRIC a ete cree car Goldman Sachs avait fait de gros investissements en Chine, au Bresil et en Inde (en plus d'une exposition au petrole... donc a la Russie).
La liste des Next 11 n'est pas serieuse puisque le Pakistan et l'Iran en font partie mais ne sont pas ouverts aux investisseurs etrangers (leurs bourses des valeurs).
La seule chose qui compte est la suivante: Pour compter dans le monde, une economie doit disposer d'un marche suffisament large pour justifier l'implantation industrielle de firmes etrangeres (pas seulement de la vente mais une vrai production industrielle) et pour permettre aux firmes locales d'atteindre un seuil de production leur permettant de beneficier d'economies d'echelle qui rendent leurs couts de production competitifs.
Avec 35 millions d'habitants, le Maroc ne dispose pas d'un marche suffisant et les differents accords de libre echange ne fonctionnent pas et ne permettent pas reellement d'acceder librement aux bassins de consommateurs. La seule region qui semble nous etre ouverte et qui pourrait etre consideree comme partie du marche interieur est l'Afrique de l'ouest (Mauritanie, Senegal, Gambie, Niger, Gabon, Guinee...) mais cela n'est pas suffisament exploite par les societes Marocaines de biens de consomation.


Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs