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Entretien avec l'actrice Amal El Atrach : “Le quotidien d’un acteur comique n’est pas toujours drôle”




Entretien avec l'actrice Amal El Atrach : “Le quotidien d’un acteur comique n’est pas toujours drôle”
Amal El Atrach
est sans doute l'une des figures féminines les plus comiques
du petit écran
de ces dernières années.
La comédienne, dont on a apprécié le talent dans la sitcom
«Lalla Fatima»,
est à l'affiche
de «Al Makina»
de Abderrahman
Tazi et «Oqba lik»
de Yassine Fennane. C’est avec
enthousiasme
qu'elle a daigné nous parler de sa vie
professionnelle.

Libé: Vous vous êtes admirablement distinguée dans « Lalla Fatima » diffusé sur 2M. Avec le recul, comment jugez-vous votre prestation dans cette sitcom à succès ?

Amal El Atrach: Au risque de vous surprendre, je vous dirais que je me cherche encore. Je marche encore, parce que je ne cesse de penser que chaque jour est pour moi une découverte.

Le succès de cette production vous suit-il toujours ? Vous sentez-vous encore influencée par son succès ?

Pas du tout. A vrai dire, j'essaie de ne vraiment pas prendre en considération le fait qu'elle ait connu du succès. J'essaie au contraire de prendre les choses comme si je les découvrais au fil des jours.

Cela  ne devrait pas être facile. Comment procédez-vous ?

Je me dis tout simplement que je n'ai pas encore appris grand-chose et que je ne suis encore qu'au début. Car, toute personne qui prétend avoir compris quelque chose peut tout arrêter dès le lendemain. Ce qui n'est pas mon cas. Je pense que le fait de n'avoir pas compris la vie me pousse à la retrouver,  donc à la chercher.

Comment vivez-vous au quotidien cette étiquette d'actrice comique qu'on vous colle?

Ce n'est pas toujours la joie. Je dirais même que c'est choquant à certains moments. C'est dérangeant de rencontrer les gens qui attendent que vous les fassiez rire au prétexte que vous êtes une actrice comique. C'est dommage mais il faut bien que je sois moi-même. La comédie est une chose, la vie de tous les jours s'en est une autre.

Vous êtes à l'affiche dans “Al Makina” de Abderrahman Tazi. Qu'est-ce qui vous a donné envie de jouer dans ce téléfilm ?

J'ai d'abord été séduite par le scénario qui m'a beaucoup fait rire. Ensuite, le personnage qui m'a été donné d'interpréter me convenait parfaitement, du fait qu'il n'apparaît que très rarement dans le film. Or, il se trouve que je suis très attirée par des personnages peu présents. En fait, je suis très portée sur des rôles qu'on donnerait peut-être à des comédiens en début de carrière et où les apparitions se limitent à deux ou quatre fois, mais qui peuvent être marquantes.

Comment vous êtes-vous sentie dans le rôle que vous jouez dans cette production ?

(Rire). J'ai vraiment beaucoup rigolé. Mais par-dessous tout, ce sont les relations humaines qui me tiennent le plus à cœur dans cette production tout comme la rencontre avec Abderrahman Tazi et la collaboration avec toute l'équipe du téléfilm.

Vous campez dans ce téléfilm le rôle de Zoubida, une femme apte à mentir pour impressionner les siens. Jouer à la menteuse est un rôle qui vous convient ? Est-ce facile à interpréter ?

(Rire). Le mensonge est tellement facile que cela peut paraître stupide de ne pas y croire. Je connais des gens qui sont capables de mentir  à longueur de journée, même si tout le monde s'en rend compte. C'est dire que je me suis beaucoup amusée à jouer ce rôle.

Vous vous êtes souvent illustrée dans la comédie. Vous sentirez-vous à l'aise dans un autre registre ?

Le registre de l'humour est à mon sens plus difficile à jouer. Même si l'humour n'est pas encore reconnu comme étant un style respecté, je vous rassure qu'il n'est pas facile de jouer le comique. Et quand bien même vous y parviendriez, il faut encore que cela soit bien filmé pour espérer obtenir l'effet escompté.

Dans ce cas, y a-t-il d'autres rôles que vous aimeriez jouer à l'avenir ?

Bien sûr qu'il y a des rôles qui m'intéressent et que j'aimerais un jour interpréter. Mais je pense que le plus intéressant serait déjà de passer à l'international avant de délirer ou de rêver à quelque rôle que ce soit.
Pour l'instant je suis peut-être plus connue au Maroc. Il faut bien que je m'exporte, me montre à l'étranger.  Je ne dis pas qu'il faut quitter son pays pour aller travailler à l'étranger. Ce n'est pas du tout mon intention. Simplement, j'estime qu'un comédien, artiste ou cinéaste doit s'exporter à travers le film marocain. Ce que je fais au Maroc doit être diffusé ailleurs. C'est ainsi que l'on se construit une carrière.

Propos recueillis par ALAIN BOUITHY
Mercredi 25 Août 2010

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