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Entrée en vigueur de l'amnistie pour les manifestants ukrainiens

Les négociations avec le pouvoir sont au point mort




Entrée en vigueur de l'amnistie pour les  manifestants ukrainiens
La loi d'amnistie pour les manifestants poursuivis est entrée en vigueur lundi, au lendemain de l'évacuation de la mairie de Kiev, lieu symbolique de la contestation ukrainienne. 
"La loi entre en vigueur à partir du 17 février 2014 et prévoit l'abandon des poursuites contre les personnes ayant commis des délits entre le 27 décembre et le 2 février", a annoncé dimanche le parquet dans un communiqué.
Cette décision survient après l'évacuation de la mairie de Kiev et d'autres bâtiments publics en province, qui était un préalable à l'application de cette loi.
"Je suis satisfait: malgré une décision difficile, nous avons réussi à faire fi des émotions et faire en sorte que cette loi entre en vigueur", s'est félicité Rouslan Andriïko, du parti nationaliste Svoboda, qui était chargé de gérer la mairie pour les opposants.
Dans la matinée, les militants qui occupaient les lieux confiaient avoir "le cœur lourd" à l'idée de partir, mais affirmaient que c'était nécessaire par solidarité pour leurs "camarades emprisonnés". Après l'évacuation de ce lieu devenu le "QG de la révolution", l'opposition avait sommé le pouvoir d'abandonner "immédiatement" les poursuites contre les manifestants hostiles au président Viktor Ianoukovitch, évoquant même un "ultimatum". 
Les manifestants disposent toujours de plusieurs bâtiments, notamment la Maison des syndicats, dont les autorités n'ont pas exigé l'évacuation. Relayant les appels de l'opposition, le chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, avait appelé dimanche le gouvernement ukrainien à abandonner toutes les accusations en cours contre les manifestants de l'opposition, tout en saluant les derniers gestes des deux parties pour apaiser les tensions.
Mais ces concessions réciproques ne règlent rien sur le fond: les négociations avec le pouvoir sont au point mort, qu'il s'agisse de la réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs présidentiels au profit du gouvernement et du Parlement ou de la nomination d'un nouveau Premier ministre. L'opposition a d'ailleurs d'ores et déjà appelé à manifester mardi matin devant le Parlement à l'occasion de la reprise de ses travaux dans le cadre d'une "offensive pacifique".
L'annonce de l'évacuation de la mairie a été mal vécue par les dizaines de milliers de personnes réunies sur le Maïdan, pour la onzième fois depuis le début il y a près de trois mois du mouvement de contestation.
 

AFP
Mardi 18 Février 2014

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