Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Entre guerre et crise humanitaire le Soudan du Sud souffle sa troisième bougie

Des dizaines de milliers de morts




Entre guerre et crise humanitaire le Soudan du Sud souffle sa troisième bougie
Des milliers de Sud-Soudanais agitaient mercredi à Juba des drapeaux pour le troisième anniversaire du pays, même si le plus jeune Etat du monde n'a guère de raison de se réjouir, entre guerre civile et menace de famine. Au coeur de la capitale contrôlée par le gouvernement du président Salva Kiir, chants, percussions et danses ont inauguré des festivités sous haute sécurité, avant une parade militaire. Le président ougandais Yoweri Museveni, qui a envoyé des troupes pour soutenir les forces gouvernementales, est l'un des rares dirigeants de la région attendus. Le Soudan voisin, l'ennemi durant des décennies, n'a dépêché que son deuxième vice-président.
 Né le 9 juillet 2011 dans une folle allégresse après l'interminable conflit contre Khartoum, le Soudan du Sud sombre chaque jour davantage dans le chaos. Déclenchée le 15 décembre 2013 par la rivalité entre Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar, la guerre a creusé les divisions entre les nombreuses ethnies, spécialement entre la communauté dinka de M. Kiir et les Nuer de son adversaire. Et elle s'est accompagnée d'un long cortège de massacres ethniques et d'atrocités.  Après avoir fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts, chassé de chez eux environ 1,5 million d'habitants (plus de 10% de la population), et rayé de la carte des localités entières, la guerre engendre un nouveau fléau: la faim. Le Soudan du Sud connaît actuellement la pire crise d'Afrique avec près de quatre millions de personnes gravement menacées par la faim, soit un tiers de sa population. 
Les zones les plus touchées  sont les Etats d'Unité (nord), du Haut-Nil (nord-est) et du Jonglei (est), la faim pousse de nombreux civils vers les bases de l'ONU, où s'entassent près de 100.000 personnes terrifiées. A Bentiu, capitale détruite et désertée de l'Etat pétrolifère d'Unité, le camp des Nations unies héberge désormais 40.000 personnes. 
 Le conflit ne paraît pas près de trouver une issue, même si le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les belligérants, à la veille de ce sombre anniversaire, à "déposer les armes et retourner immédiatement à la table des négociations".  

AFP
Jeudi 10 Juillet 2014

Lu 605 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs