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Entraves à l’accès sur le site du crash du Boeing de la Malaysia Airlines par les séparatistes pro-russes

Poutine sommé de prendre ses responsabilités par la communauté internationale




Entraves à l’accès sur le site du crash du Boeing de la Malaysia Airlines par les séparatistes pro-russes
Les États-Unis jugent "inacceptable" la situation sur le site du crash de l'avion malaisien dans une zone sous contrôle des séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine, insistant pour obtenir l'accès des enquêteurs internationaux au site et sa sécurisation. Plus de deux jours après la chute de l'avion assurant le vol Amsterdam-Kuala Lumpur très probablement abattu par un missile avec 298 personnes dont 192 Néerlandais à bord, les séparatistes empêchent l'accès au site aux responsables ukrainiens et aux inspecteurs internationaux.
Vendredi et samedi, une trentaine d'inspecteurs de l'OSCE, première équipe internationale arrivée sur les lieux, n'a obtenu qu'un "accès limité" au site étendu sur plusieurs kilomètres où gisent valises éparses, livres, jeux d'enfants et passeports et où règne une odeur presque insoutenable. Certains débris "semblent avoir été déplacés" sur le site du crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, a indiqué samedi soir à Donetsk Michael Bociurkiw, porte-parole de la mission d'observation de l'OSCE. 
 Les combattants prorusses bloquaient l'accès au périmètre du crash. Sous le contrôle rebelle, des secouristes portant des uniformes et des gants blancs et bleus sortaient d'un champ de blé pour mettre des morceaux de corps dans de grands sacs mortuaires noirs. A Donetsk, deux combattants rebelles armés gardaient l'entrée de la morgue, interdisant de la filmer ou la photographier. 
"Le site n'est pas sécurisé et il y a de nombreux témoignages concernant des corps qui ont été déplacés, des morceaux de l'avion qui ont été emportés, s'accompagnant d'une potentielle falsification des preuves", a déclaré samedi soir la porte-parole du département d'État américain Jen Psaki. "Les États-Unis sont très préoccupés par le fait que, pour la deuxième journée consécutive, les enquêteurs internationaux et de l'OSCE se sont vu refuser un accès adéquat au site du crash". 
Évoquant une "tragédie atroce", le président américain Barack Obama a souligné vendredi que l'avion avait été touché par un missile tiré d'une zone contrôlée par les séparatistes "soutenus par la Russie". Pour l'Europe, c'est un "signal d'alarme" dans ses relations avec Moscou, avait-il estimé. La Russie rejette vigoureusement toute responsabilité dans ce drame. 
Le chef de la diplomatie néerlandaise Frans Timmermans a promis de "tout faire pour que les coupables soient traduits en justice" et "non seulement ceux qui ont appuyé sur le bouton, mais ceux qui ont rendu cela possible". Le Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, a pour sa part déclaré à La Haye que le président russe devait "prendre ses responsabilités à l'égard des rebelles". 
La compagnie Malaysia Airlines, qui a perdu deux avions de ligne en quatre mois, a indiqué qu'elle rembourserait les passagers souhaitant annuler des billets achetés auprès d'elle, et ce jusqu'à jeudi.  

AFP
Lundi 21 Juillet 2014

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