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Ebola : Le Liberia décrète l'état d'urgence et les Etats-Unis passent au niveau d'alerte le plus élevé


Le traitement américain au sérum expérimental pas encore exportable



Ebola : Le Liberia décrète l'état d'urgence et les Etats-Unis passent au niveau d'alerte le plus élevé
 
L’épidémie d'Ebola a fait plus de 932 morts sur 1.711 cas d'infections en Afrique de l'Ouest, poussant le Liberia à décréter l'état d'urgence. Le Nigeria, quatrième pays de la région à en être atteint et où la crainte d’une propagation de l'épidémie est réelle déplorait sa deuxième victime sur les  neuf cas suspects d'infection et convoitait un traitement expérimental américain dit «miraculeux».   
La Sierra Leone, le Liberia et la Guinée, pays les plus confrontés à cette maladie en nourrissaient tout autant l'espoir.
 Le traitement, jamais testé auparavant sur des humains, a rapidement atténué les symptômes de deux patients américains, la missionnaire Nancy Writebol, infectée par le virus en Afrique et le Dr Kent Brantly, contaminé comme cette dernière au Liberia et lui aussi rapatrié aux Etats-Unis. à très fort taux de mortalité et contre laquelle n'existe aucun vaccin.
Les autorités sanitaires américaines ont porté mercredi leur alerte sanitaire au niveau 1, le plus élevé, pour mieux répondre à l'épidémie d'Ebola selon le porte-parole des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). C'est la première fois depuis la pandémie de grippe H1N1 en 2009 que cette alerte maximum est déclenchée.  
Le président Barack Obama a jugé mercredi "prématuré" d'envoyer ce médicament expérimental en Afrique, lors d'une conférence de presse. Le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), avait reconnu mardi que le sérum avait "une certaine efficacité, mais seulement chez deux patients" à ce stade. "Les résultats des expériences sur des animaux sont très bons et l'utilisation de cet agent sur ces deux patients suggère qu'il a un effet favorable. Mais étant donné que ça se limite à deux personnes, nous devons être prudents avant de tirer des conclusions", a-t-il ajouté. Il n'existe actuellement aucun traitement pour combattre ce virus très virulent identifié en 1976 et qui a un taux de mortalité de 60 à 90%.  Le premier rapatriement en Europe d'une personne atteinte par le virus, un missionnaire espagnol de 75 ans est arrivé jeudi dans la région de Madrid  Au Moyen-Orient, un Saoudien de retour de Sierra Leone, présentant des symptômes semblables à ceux d'Ebola, est mort d'un arrêt cardiaque mercredi à Jeddah (ouest), a annoncé le ministère saoudien de la Santé, sans révéler si le virus était en cause.  
Le virus se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Il provoque une fièvre caractérisée par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité varie de 25 à 90%.
 
 


AFP
Vendredi 8 Août 2014

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