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Driss Lachguar à propos de la fermeture des frontières La position algérienne est inadmissible sur le plan humain, incompréhensible au niveau juridique et incohérente avec les principes de la Charte de l’UMA


Congrès provincial de l’USFP à Oujda



Driss Lachguar à propos de la fermeture des frontières La position algérienne est inadmissible sur le plan humain, incompréhensible  au niveau juridique et incohérente avec les principes de la Charte de l’UMA

«Le congrès de la reconstruction et de la mise à niveau de la ville d’Oujda, levier de développement régional et maghrébin», tel a été le thème choisi pour le Congrès provincial de l’USFP à Oujda dont la séance d’ouverture a été présidée samedi par le Premier secrétaire du parti, Driss Lachguar.
Dans son allocution, Driss Lachguar a tenu en premier à rappeler que la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie est soumise au regard de la Commission de la Méditerranée, institution qui regroupe les partis sociaux-démocrates du bassin méditerranéen. Ce dossier devra être parmi les points inscrits à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Commission de la Méditerranée prévue fin janvier ou début février 2015 en Espagne.
A cet effet, le Premier secrétaire n’a pas manqué de relever que la fermeture des frontières entre les deux pays est une sorte de guerre froide qui reste ouverte sur toutes les éventualités. Partant de là, les peuples du pourtour méditerranéen aspirant à la paix sont appelés à  avoir une position claire et à assumer pleinement leur responsabilité à l’encontre des dirigeants algériens, a fait savoir Driss Lachguar.
Les militants usfpéistes adhèrent aux orientations générales contenues dans le discours Royal à l’occasion de la Marche Verte faisant de 2015 une année décisive en ce qui concerne ce conflit, a indiqué Driss Lachguar qui a ajouté que l’USFP a décidé de saisir sa place au niveau international pour défendre la cause nationale. Et l’initiative d’inscrire à l’ordre du jour de la Commission de la Méditerranée le dossier de la fermeture des frontières maroco-algériennes va dans le sens de l’intérêt des deux peuples victimes de cette situation sur les plans politique, social et économique.
A ce propos, le Premier secrétaire a souligné que  les dirigeants algériens doivent assimiler que cet état des lieux ne nuit qu’au peuple algérien et n’affecte aucunement les citoyens marocains qui vivent dans un climat serein et stable.   
Driss Lachguar a rappelé également les initiatives onusienne, européenne et arabe menées en vue de débloquer cette situation, sans omettre les efforts déployés par la France et l’Espagne afin que le bassin méditerranéen bénéficie d’un climat de paix du fait que la sécurité au Nord du pourtour est conditionnée par celle au Sud.
L’ouverture des frontières terrestres, selon l’une des résolutions de l’ONU, est un facteur essentiel aidant à la résolution du conflit du Sahara marocain, a précisé Driss Lachguar qui a affirmé que malgré ces donnes, les responsables algériens ont campé sur leur position, ne se souciant guère de la situation des deux peuples, notamment des citoyens qui ont des liens de parenté et qui vivent aux alentours des frontières.
Le Premier secrétaire a précisé que la position algérienne est inadmissible sur le plan humain, incompréhensible au niveau juridique et incohérente avec les principes de la Charte de l’UMA, sans oublier que cette situation a engendré une instabilité au Sud de la Méditerranée : trafic d’armes, de drogue, traite d’humains…
Driss Lachguar a évoqué le rôle important que joue l’USFP au sein du Conseil de l’Internationale socialiste, rappelant à ce propos le succès de la délégation usfpéiste qui a avorté, lors de la réunion de Genève, le plan d’Alger visant à accorder au Polisario un statut de membre à l’IS.
Le Premier secrétaire a indiqué aussi que, dans le cadre de la coordination entre les partis de l’opposition au Parlement, il a été décidé d’œuvrer au sein des instances internationales en vue de défendre la cause nationale et ne pas laisser la diplomatie officielle agir seule.
Par ailleurs, Driss Lachguar a tenu à faire part de certaines pratiques du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane qui, lors d’une réunion partisane à Oujda, a proféré des mensonges à l’encontre de la direction de l’USFP, l’accusant d’avoir refusé qu’une salle du Parlement puisse porter le nom du regretté Ahmed Zaïdi. Un mensonge aussitôt démenti par un communiqué du parti et par le président de la Chambre des représentants.
Driss Lachguar a rappelé également les dires du président du groupe du PJD à la Chambre des représentants, Abdellah Bouanou, avançant que des conseillers ont été corrompus par une entreprise de tabacs. Le Premier secrétaire s’est interrogé sur la crédibilité de ce gouvernement, son chef, et le ministre de la Justice qui n’a pas convoqué Abdellah Bouanou pour présenter les documents nécessaires au sujet de cette affaire.
S’agissant de la séance mensuelle sur la politique générale du gouvernement, le Premier secrétaire du parti a fait savoir qu’elle s’est désormais transformée en une sorte d’arène d’applaudissements au lieu de séance pour le contrôle de l’Exécutif. 
Dans ce cadre, tout en rappelant les dispositions de  la nouvelle Constitution et les attributions, sans précédent, que confère cette dernière au chef du gouvernement,  il a tenu à exprimer sa déception du maigre bilan de Benkirane qui, depuis son investiture, n’a mis en œuvre que le volet relatif aux nominations aux hautes fonctions. 
Le Premier secrétaire du parti n’a pas manqué d’évoquer  la décision Royale concernant le scandale du Complexe Moulay Abdellah, de rappeler le rôle que devait jouer le chef du gouvernement dans cette affaire et de signifier au chef de l’Exécutif qu’il doit  assumer ses responsabilités, car il est chef du gouvernement de tous les Marocains.
Driss Lachguar a saisi également cette occasion pour rappeler la confusion que tente de semer  le chef du gouvernent au sein des partis et à leur tête l’USFP  qui a réussi à faire échouer ses manœuvres et complots. 
Concernant la situation intérieure,  le Premier secrétaire a affirmé que l’USFP vit une renaissance nouvelle et que sa reconstruction  est le seul moyen à même de faire face au PJD lors des prochaines échéances électorales. Et de poursuivre que l’ère de l’irresponsabilité et du chaos est révolue,  que l’USFP est sur la voie du parti-institution et qu’il considère l’ensemble des militants sur un pied d’égalité.
A rappeler que lors de cette occasion, un hommage a été rendu à plusieurs personnalités notamment Fatima Yaacoubi, Yahya Bokrabila, Lahcen Labhali, Hssaine Mohamed et Ali Bouchama. 
 

M.L
Lundi 22 Décembre 2014

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