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Douceur de vivre à Francfort, la ville des banques qui a fait peau neuve




Douceur de vivre à Francfort, la ville  des banques qui a fait peau neuve
Autrefois très dénigrée, la ville allemande de Francfort s'est métamorphosée en une métropole louée pour sa douceur de  vivre, une nouvelle image toute à l'avantage des employeurs locaux, en premier  lieu la Banque centrale européenne en plein recrutement.
Francfort-sur-le-Main est 7e du classement Mercer des villes offrant la meilleure qualité de vie au monde, et figure en 12e position du palmarès du New York Times des endroits à visiter en 2014.
 "Quand nous sommes arrivés en 1994, notre guide touristique présentait  Francfort comme l'endroit le plus gris et le plus ennuyeux de la Terre. J'ai  cru qu'il exagérait... en fait, c'était encore pire!" raconte sur un ton amusé  Kevin O'Cuinn, un quadragénaire irlandais.

La ville avait "une très mauvaise réputation et était considérée comme un  mauvais exemple en matière de criminalité", se rappelle sa femme Andrea,  Allemande. Sur le chemin du travail, il n'était ainsi pas rare de devoir "enjamber les  toxicomanes qui se piquaient" en bas des tours du quartier d'affaires, se  souvient Pascal Bernard, un Français arrivé en 1988, aujourd'hui employé par la  Société générale. 
Depuis, "beaucoup de choses ont évolué dans le bon sens", estime Andrea,  comme Thomas Scheben, responsable du service de presse de la municipalité, pour  qui "l'image de Francfort a changé du tout au tout".La criminalité reste la plus élevée du pays, à cause notamment de  l'aéroport --numéro trois européen-, mais l'insécurité ne colle plus à la peau  de cette cité de près de 700.000 habitants située au cœur de l'Allemagne. 
Une avancée due en grande partie à la "méthode de Francfort", fondée sur la  prévention et la prise en charge des toxicomanes dans les premières salles de  shoot du pays et le fait de l'ancienne maire conservatrice (CDU) Petra Roth. La  mairie est depuis passée à gauche.
 
Petite et grande à la fois
 
L'essor du secteur financier dans les années 1990 a fait de Francfort une  place financière majeure et vu l'éclosion de plusieurs des gratte-ciels de la métropole, surnommée "Mainhattan" en référence au fleuve qui la traverse. Le plus haut de ces géants de béton, la tour Commerzbank, jette une lumière jaune sur la ville le soir venu.
Forte de plus de 200 banques et de nombreuses grandes entreprises implantées dans la région comme Lufthansa, Opel ou Sanofi, Francfort a gagné  plus de 60.000 habitants depuis 2000. 
Cosmopolite --un habitant sur quatre détient un passeport étranger--, c'est une ville "très verte, propre, petite et grande à la fois", résume Lars Michalik, du service des ressources humaines de la BCE. Des atouts hélas pas toujours connus à l'étranger. "On peut vouloir aller à  Paris ou Londres pour l'attrait de ces villes. Pour Francfort, le motif premier des nouveaux arrivants était le travail", explique M. Michalik. La BCE a mis en ligne en début d'année une vidéo  (https://www.ecb.europa.eu/ecb/jobs/discover/html/index.en.html) pour susciter  des vocations, alors qu'elle cherchait environ 1.000 personnes supplémentaires  pour s'acquitter du contrôle des banques européennes, tâche qui lui incombera à compter de novembre. Vivier d'expatriés, la BCE marque aussi le paysage urbain: elle emménagera  bientôt dans un nouveau siège dans le quartier d'Ostend, à l'Est, qui se  réinvente entièrement. Ailleurs aussi des quartiers entiers sortent de terre. Des développements synonymes de renchérissement des loyers et source  d'inquiétude pour les classes populaires du centre-ville. Le quartier de la gare, auparavant surtout connu pour ses maisons closes,  abrite maintenant bars et restaurants branchés, même si leur nombre est sans comparaison avec Berlin. Dans toute la ville, les terrasses de café ont fleuri  et les berges du Main, avec leurs musées renommés tels le musée d'art Städel,  ont été aménagées pour devenir un lieu de promenade privilégié.  "Francfort a également beaucoup investi sur la scène culturelle" et possède "l'un des meilleurs opéras du pays", vante Beatrix Wiesner, Allemande qui travaille à la BCE.
 Des arguments qui ont déjà permis à son employeur de recruter plus de 500  personnes ces derniers mois. 
 
 
 
 

AFP
Lundi 8 Septembre 2014

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