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Donetsk pilonnée, l'Occident met en garde Moscou contre toute intervention


Après quatre mois de conflit dans l’Est de l’Ukraine, le bilan est de plus de 1300 morts



Donetsk pilonnée, l'Occident met en garde Moscou contre toute intervention
 
Donetsk, plus grande ville du bassin minier du Donbass (un million d'habitants avant les hostilités) et principal bastion des séparatistes prorusses encerclé, a subi dimanche un pilonnage d'artillerie lourde alors que les Occidentaux ont mis en garde la Russie contre toute mission humanitaire dans l'Est de l'Ukraine qui équivaudrait à une intervention.
Donetsk est depuis plusieurs jours le théâtre d'intenses combats ayant tué plusieurs civils entre les insurgés prorusses et les forces ukrainiennes.
L'armée ukrainienne a annoncé dimanche matin avoir poursuivi son offensive "visant à resserrer l'étau autour de Donetsk" et avoir tiré contre les bases rebelles en leur infligeant "de lourdes pertes".
Samedi le "Premier ministre" séparatiste Alexandre Zakhatchenko a reconnu que Donetsk était "encerclé" et au bord d'une "catastrophe humanitaire" et s'est dit prêt à un cessez-le-feu si les forces ukrainiennes arrêtaient leur offensive.
"Des civils sont tués dans des tirs d'artillerie (...) ; les médicaments ne sont plus livrés, les produits alimentaires s'épuisent", a-t-il souligné. Face à cette situation qui se dégrade pour les civils dont 300.000 ont déjà fui vers la Russie et les autres régions de l'Ukraine, Moscou a proposé de mener une mission humanitaire dans l'Est de l'Ukraine pour protéger la population russophone. 
Une idée fermement rejetée par les Occidentaux qui accusent la Russie d'alimenter la rébellion en Ukraine en lui fournissant des armes et craignent une intervention russe sous prétexte d'une mission humanitaire. 
 
 
Sollicité par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov pour soutenir l'initiative russe, son homologue américain John Kerry a répondu samedi qu'il n'était pas question que la Russie intervienne en Ukraine "par le biais de convois humanitaires ou tout autre prétexte de +maintien de la paix+".
 
 
Peu après, le président américain Barack Obama, le Premier ministre britannique David Cameron et la chancelière allemande Angela Merkel ont tous estimé, au cours de conversations téléphoniques séparées, que toute incursion russe en Ukraine, même sous des prétextes humanitaires serait "injustifiée, illégale et inacceptable".
 
 Selon l'Otan, le nombre de soldats russes postés près de la frontière ukrainienne est passé en trois semaines de 12.000 à 20.000 hommes. 
Après quatre mois de conflit dans l'Est qui a fait plus de 1.300 morts, l'offensive ukrainienne au prix de pertes quotidiennes de plus en plus lourdes se concentre sur les places fortes de rebelles. L'autre objectif clé - boucher la frontière avec la Russie par où transitent armes et mercenaires - s'avère extrêmement difficile, les troupes ukrainiennes se disant être quotidiennement la cible de tirs aux armes lourdes venant de Russie. 
 

AFP
Lundi 11 Août 2014

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