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Deux manifestants tués par balle à Bangui

Les protestataires réclament la démission du gouvernement de transition




Deux manifestants tués  par balle à Bangui
Deux personnes ont été tuées par balle et plusieurs autres grièvement blessées à Bangui vendredi lors de manifestations réclamant le départ de la présidente de transition centrafricaine et du contingent burundais de la force africaine, selon des sources concordantes.
Un des manifestants tués a été touché par balle, et plusieurs autres ont été blessés, au cours d'échauffourées avec des forces africaines de la Misca, dans le centre de Bangui, a indiqué une source policière à l'AFP.
 Plusieurs marches ont rassemblé des milliers de manifestants dans une capitale paralysée où il n'y a aucune circulation et où les boutiques ont fermé.
 Les manifestants dont les motivations sont multiples, demandent le départ de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, le départ de certaines forces militaires étrangères déployés dans le pays, notamment les Burundais accusés de laisser faire les violences anti-chrétiens, ou le désarmement du quartier à majorité musulmane du PK-5, selon les témoignages recueillis.
Les forces française Sangaris et africaine Misca en Centrafrique "réagiront avec la plus grande détermination à toute prise à partie", annonce un communiqué diffusé vendredi par les forces internationales, confrontées à une nouvelle flambée de violences à Bangui.
La capitale centrafricaine connaît un regain de violences depuis quelques jours. Jeudi de nombreuses barricades ont été érigées sur ses principaux axes et des échauffourées entre jeunes et forces africaines ont fait plusieurs blessés du côté des civils, au lendemain d'une attaque meurtrière qui a fait 15 morts dans une église.
 Jeudi après-midi, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a attribué ce regain de violences à "un complot planifié" par des "hommes politiques très proches du pouvoir".
 La crise centrafricaine a pris un tour interconfessionnel en janvier, après le départ forcé du président Michel Djotodia et de son mouvement rebelle, la Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013.
 Après la mise en déroute de la Séléka, les populations musulmanes de Bangui, accusées de connivence avec la rébellion, ont été victimes de nombreuses exactions de la part des milices chrétiennes anti-balaka, conduisant de très nombreux musulmans au départ ou à l'exil.
 

AFP
Samedi 31 Mai 2014

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