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Détection des ondes gravitationnelles




De la naissance de deux étoiles à la première détection d'ondes gravitationnelles: des chercheurs ont décrit pour la première fois, dans une étude publiée mercredi dans la revue britannique Nature, le film des événements qui ont abouti à une avancée scientifique historique.
La toute première détection directe d'ondes gravitationnelles avait été annoncée le 11 février. Cette avancée majeure en physique confirme une prédiction clé d'Albert Einstein dans sa théorie de la relativité générale.
Les physiciens ont déterminé que ces ondes se sont formées à la dernière fraction de seconde avant la fusion de deux trous noirs.
Mais que s'est-il passé avant cette fusion?
"Nous avons développé un modèle informatique avec toutes sortes d'étoiles. Nous les laissons peupler l'univers, évoluer et former des trous noirs, des étoiles à neutrons, des naines blanches et toutes sortes de choses", a expliqué à l'AFP Krzysztof Belczynski de l'Université de Varsovie, coauteur de l'étude.
Le scientifique et ses collègues cherchent ensuite les "trous noirs" qui pourraient avoir émis les ondes détectées et remontent leur histoire.
Selon eux, les monstres sombres qui nous intéressent étaient auparavant des étoiles très massives, de 40 à 100 fois la masse du Soleil. Des étoiles qui étaient parmi les plus brillantes et les plus massives de l'Univers.
Les deux étoiles se sont probablement formées environ deux milliards d'années après le Big Bang et logeaient dans une petite galaxie.
Après cinq millions d'années à briller, elles se sont effondrées, créant des trous noirs binaires de chacun environ 30 fois la masse du Soleil.
Leur fusion, intervenue 10,3 milliards d'années plus tard, est maintenant devenue célèbre. Une célébrité posthume puisque les ondes ont mis 1,2 milliard d'années à arriver jusqu'à nous.
Nos travaux prouvent "que les étoiles peuvent +facilement+ produire des fusions de trous noirs massifs", a souligné Krzysztof Belczynski.
Les auteurs de l'étude prédisent qu'environ 300 fusions de trous noirs, de 20 à 80 fois la masse du Soleil, pourraient être détectées chaque année à partir de 2020.

Jeudi 30 Juin 2016

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