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Des roquettes s'abattent sur une piste de l'aéroport de Tripoli

La Libye appelle à l’aide pour lutter contre le terrorisme




Des roquettes s'abattent sur une piste de l'aéroport de Tripoli
Deux roquettes se sont abattues vendredi à l'aube sur une piste d'atterrissage de l'aéroport de Tripoli, provoquant des dégâts et la suspension des vols, a-t-on appris de source aéroportuaire.
 "Deux roquettes ont explosé sur la piste principale de l'aéroport provoquant des dégâts. Pour des raisons de sécurité, les vols ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre", a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat.
 Les explosions ont eu lieu vers 05H00 du matin (03H00 GMT), selon cette source. Le trafic était alors à l'arrêt à cette heure-là.
 L'aéroport a informé les compagnies aériennes de la suspension des vols jusqu'à samedi 10H30 GMT, a précisé à l'AFP un représentant d'une compagnie aérienne en poste à Tripoli.
 Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, l'aéroport de Tripoli est sous le contrôle d'ex-rebelles de Zenten, une ville à 170 km au sud-ouest de Tripoli.
 Les autorités de transition ont échoué jusqu'ici à dissoudre ou désarmer ces groupes d'ex-rebelles qui font la loi dans le pays et contrôlent toujours plusieurs installations stratégiques.
La Libye a reconnu pour la première fois l'existence de groupes terroristes sur son territoire et annoncé une mobilisation de ses forces de sécurité pour les éradiquer du pays, plongé dans le chaos et l'insécurité depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
 Dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi, le gouvernement a appelé la "communauté internationale et les Nations unies en particulier à fournir l'appui nécessaire pour éradiquer le terrorisme dans les villes libyennes".
 Jusqu'ici, les autorités libyennes de transition ont évité toute confrontation avec ces groupes d'extrémistes qui pilulent dans l'est libyen depuis la chute de l'ancien régime.
 Ces groupes ont été pointés du doigt dans des dizaines d'attaques et d'assassinats contre les services de sécurité ou les intérêts occidentaux dans la région orientale du pays, en particulier à Benghazi. 
 Mais les autorités n'osaient pas accuser directement ces milices islamistes lourdement armées, par crainte de représailles. Elles n'hésitaient même pas à accuser des partisans de l'ancien régime d'être derrière ces attaques.
 Mais selon son communiqué, le gouvernement semble avoir franchi le pas. "La nation se trouve dans une confrontation avec des groupes terroristes, et il incombe au gouvernement de mobiliser ses forces militaires et de sécurité pour lutter contre ce fléau", a-t-il indiqué.
 "Il n'y aura pas de place pour le terrorisme en Libye, (...) et les Libyens doivent se tenir prêts à ce qu'impose une telle bataille en termes de prudence, d'éveil et de sacrifices", selon le texte.
 Tout en ce félicitant du changement de la position officielle, des analystes s'interrogent toutefois sur les moyens dont disposent les autorités pour pouvoir se lancer dans une telle confrontation. 

AFP
Samedi 22 Mars 2014

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