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Des morts dans l'attaque contre le convoi d’Abdullah Abdullah

4 morts et 17 civils blessés à Kaboul




Des  morts dans l'attaque contre le convoi d’Abdullah Abdullah
Au moins quatre personnes ont été tuées et 17 autres blessées vendredi à Kaboul dans l'attaque contre le convoi du favori de l'élection présidentielle Abdullah Abdullah, qui en a réchappé, selon les autorités afghanes.
 "Un garde travaillant pour l'équipe d'Abdullah, un policier et deux passants ont été tués et 17 civils blessés" dans l'attaque, a annoncé Mohammad Ayoub Salangi, vice-ministre afghan de l'Intérieur, sur son compte Twitter.
 L'explosion a eu lieu alors que le convoi de M. Abdullah quittait un meeting pour se rendre à un autre, selon le candidat.
"Il y a quelques minutes, alors que nous partions, notre convoi a été frappé par l'explosion d'une mine", a confirmé M. Abdullah lors du second meeting, retransmis à la télévision.
Cet incident intervient à huit jours du second tour de l'élection présidentielle du 14 juin, que les rebelles talibans ont indiqué vouloir faire dérailler par leurs attaques.
 M. Abdullah, ancien porte-parole du commandant Ahmad Shah Massoud, ennemi historique des talibans, doit y affronter Ashraf Ghani, un ancien économiste de la Banque mondiale, qu'il a largement distancé au premier tour (44,9% des voix contre 31,6%).
 M. Ghani a aussitôt réagi en condamnant cette attaque contre son rival. "C'est l'oeuvre des ennemis de l'Afghanistan qui veulent faire dérailler le processus démocratique dans le pays", a-t-il écrit sur son compte Twitter.
Abdullah Abdullah a engrangé dernièrement plusieurs soutiens qui ont conforté son statut de favori pour le second tour, notamment celui de Zalmai Rassoul, proche du pouvoir sortant arrivé troisième au premier tour (11,4%), et de l'ancien chef de guerre Abdul Rassoul Sayyaf, arrivé lui quatrième (7%).
 Cette élection désignera le successeur de Hamid Karzaï, seul homme à avoir dirigé l'Afghanistan depuis la chute des talibans en 2001, et qui ne pouvait briguer un troisième mandat selon la Constitution.
 Ce scrutin est considéré comme un test pour ce pays pauvre, en partie contrôlé par les rebelles, et qui plongera dans l'inconnu après le retrait de l'Otan d'ici à la fin de l'année.
 Les talibans avaient déjà formulé des menaces similaires contre le scrutin avant le premier tour du 5 avril, sans parvenir à empêcher une participation importante. 

AFP
Samedi 7 Juin 2014

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