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Des insurgés lancent un assaut sur Samarra, au nord de Bagdad

Décès de six membres des forces de sécurité




Des insurgés lancent un assaut sur Samarra, au nord de Bagdad
Des dizaines d'insurgés ont lancé jeudi un assaut sur Samarra, tuant six personnes et s'emparant de plusieurs quartiers de cette ville au nord de Bagdad, selon un médecin, des témoins et la police.
 Les activistes, à bord de dizaines de véhicules, certains équipés de canons anti-aériens, ont dans un premier temps attaqué un important barrage dans le sud-est de Samarra, tuant des membres des forces de sécurité puis brûlant leurs véhicules, ont indiqué des témoins.
Ils ont ensuite pris le contrôle de plusieurs secteurs de la ville, située à 110 km au nord de la capitale, toujours selon des témoins qui ont affirmé avoir vu dans les rues des corps de membres des forces de sécurité et d'insurgés.
Un journaliste de l'AFP a vu des hélicoptères tirer sur des secteurs de la ville.
Selon un commandant de la police et un médecin, six policiers ont été tués dans l'attaque et 24 personnes blessées.
 Selon le commandant, les forces de sécurité ont été déployées massivement pour défendre un mausolée chiite abritant les tombeaux d'imams révérés, dans le centre-ville.
 Cet édifice avait été attaqué en février 2006, un évènement à l'origine du conflit confessionnel qui a fait des dizaines de milliers de morts. Cette attaque intervient alors que la ville de Fallouja, à 60 km à l'ouest de Bagdad, est entre les mains depuis janvier d'insurgés.
 Des rebelles contrôlent également plusieurs quartiers de la ville voisine de Ramadi, à 40 km plus à l'ouest, chef-lieu de la province d'Al-Anbar, majoritairement sunnite.
 Les violences ont fait plus de 4.000 morts dans le pays depuis le début de l'année, dont 900 pour le seul mois de mai.
 Les autorités imputent cette escalade à des facteurs extérieurs, au premier rang desquels la guerre en Syrie voisine. Mais diplomates et experts affirment que les violences sont surtout alimentées par la colère de la minorité sunnite, qui s'estime marginalisée et maltraitée par les autorités dominées par les chiites.
Les responsables politiques cherchent depuis plusieurs semaines à constituer des alliances en vue de la formation d'un gouvernement, que le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki entend continuer à diriger, même si les législatives du 30 avril ne lui ont pas donné de majorité claire.
 

AFP
Vendredi 6 Juin 2014

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