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Des experts marocains au chevet de l'élevage intensif au Mali




Une délégation marocaine de l'Association nationale des producteurs de la viande rouge (ANPVR) a entamé, hier lundi, une visite à Bamako pour une cinquième mission de suivi et d'évaluation de la mise en œuvre du programme d'assistance apportée par le Maroc au Mali pour la réussite de la première campagne d'insémination artificielle bovine dans ce pays.
Axe majeur de la coopération fructueuse et diversifiée entre les deux pays, ce programme marocain d'assistance au développement de l'élevage intensif au Mali a été lancé à la faveur du don Royal annoncé par SM le Roi Mohammed VI lors de la visite du Souverain en février 2014 à Bamako et consistant notamment en 125.000 doses de semences bovines, ainsi que de matériel d'insémination artificielle composé de caisses d'insémination artificielle et de containers de stockage de semences.
A peine un an et demi depuis son lancement, le programme affiche aujourd'hui des résultats très positifs, avec un taux d'exécution particulièrement avancé et qui augure des perspectives prometteuses pour l'essor de la filière d'élevage bovine dans le pays en termes économiques, de productivité et de compétitivité. Ce vaste projet marocain d'amélioration génétique des races bovines autochtones du Mali commence en effet à porter ses fruits avec les premières naissances réelles de vaches inséminées et à fort potentiel de production dans un pays à vocation agropastorale et où l'élevage bovin occupe une place de choix dans l'économie nationale.
 "Cette cinquième mission de suivi permettra de faire le point des efforts importants entrepris et d'entamer de nouvelles actions de formation et de sensibilisation des éleveurs maliens sur l'insémination artificielle", a expliqué à la MAP, le chef de la délégation de l'ANPVR, Zakaria Lamdouar.
Le sous-secteur de l'élevage constitue la principale source de subsistance pour plus de 30% des Maliens et occupe une place de choix dans l'économie nationale, se situant au 3ème rang des recettes d'exportation après le coton et l'or. L'élevage représente 12% du PIB et 80% des recettes des populations des zones exclusivement pastorales.
Secteur clé du développement socioéconomique, l'élevage au Mali est confronté depuis des années à l'insuffisance de l'encadrement technique et de la couverture sanitaire, et surtout à la faiblesse du potentiel génétique de la race locale.
 Selon la Direction nationale des productions et des industries animales (DNPIA) à Bamako, le Mali dispose d'un cheptel bovin important, mais son élevage est loin de couvrir les besoins en lait et en viande de la population qui connaît une forte croissance.

(MAP)
Mardi 25 Août 2015

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