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Des compétences cognitives similaires chez les enfants et les corvidés




Des compétences cognitives similaires chez les enfants et les corvidés
Publiant leurs travaux le 25 juillet sur PLoS ONE, des chercheurs britanniques ont comparé les capacités d’oiseaux corvidés et d’enfants entre 4 et 10 ans à résoudre le problème de logique pragmatique dit ‘de la fable d'Esope’.
Associé au nom de ‘fable d'Esope’ – une référence littéraire –, un test cognitif consiste à faire flotter un objet convoité sur une surface d’eau trop basse pour que l’objet soit accessible. Dans le même temps, il est proposé au sujet qui s'y prête divers objets, pour voir s’il aura l’idée d’en choisir un, de taille adéquate, pour le plonger dans l’eau et faire ainsi monter le niveau du liquide jusqu’à pouvoir saisir la récompense.
De manière surprenante, ce sont diverses variantes de ce test que les chercheurs dirigés par Nicola Clayton, de l'Université de Cambridge, ont proposé à des corvidés, des oiseaux de la famille des corbeaux mais aussi à des enfants âgés de 4 à 10 ans. Des tests en réalité destinés à comparer leurs performances. Au cours des tests, les oiseaux convoitaient ainsi un ver flottant sur l’eau, et disposaient entre autres de pierres et de blocs de polystyrène, qu’ils pouvaient tenter d’immerger pour récupérer leur mets.
Les chercheurs ont alors constaté que les bambins entre 5 et 7 ans réagissaient à peu près comme les volatiles. Autrement dit, ils réussissaient comme eux le test après environ 5 essais. Au-delà de cet âge, les enfants réussissaient en revanche leur coup dès le premier essai. Autre différence : contrairement aux oiseaux, les enfants se sont montrés capables d’apprendre [et de réutiliser] ce qui se passe, même sans comprendre comment cela se passe.
Un résultat important pour les chercheurs dans la mesure où ceux-ci voulaient plus précisément comparer les capacités d'apprentissage des oiseaux à celles des enfants. "C'est le ‘boulot’ des enfants d’apprendre sur le monde, et ils ne peuvent pas le faire quand ils sont limités par une idée préconçue sur ce qui est ou n'est pas possible. Pour un enfant, si cela fonctionne, cela fonctionne", a ainsi finalement résumé Lucy Cheke, co-auteure de l’étude publiée dans la revue PLoS One.

Libé
Samedi 4 Août 2012

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