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Début des pourparlers à Genève sur l’Ukraine

Des forces russes étaient en Crimée lors du référendum




Début des pourparlers à Genève sur l’Ukraine
Les pourparlers entre l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne ont commencé jeudi à Genève afin de tenter de dénouer la crise internationale.
 Cette réunion quadripartite dans un hôtel de la ville suisse se tient entre les ministres des Affaires étrangères ukrainien Andrïï Dechtchitsa, russe Sergueï Lavrov, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
Le président russe Vladimir Poutine a reconnu pour la première fois jeudi que des forces armées russes étaient présentes en Crimée lors du référendum de mars qui a permis le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie.
 "Derrière les forces d'auto-défense de Crimée, bien sûr, se trouvaient nos militaires. Ils se sont comportés de manière très correcte (...) et professionnelle", a-t-il déclaré, lors d'une séance de questions-réponses télévisée, interrogé sur l'identité des hommes armés, ne portant pas d'insignes, apparus dans la péninsule avant le référendum du 16 mars.
 "Il fallait protéger les gens", a-t-il ajouté, précisant que de nombreuses armes se trouvaient alors en Crimée et auraient pu être utilisées par des forces loyales aux autorités de Kiev contre les habitants.
 "Je n'ai jamais caché à mes collègues étrangers que notre objectif était d'assurer les conditions pour un vote libre", a-t-il poursuivi.
 "C'est pourquoi, nous devions prendre les mesures nécessaires pour que les évènements ne se développent pas comme ils se développent actuellement dans le sud-est de l'Ukraine, pour qu'il n'y ait pas de tanks, de troupes nationalistes et des gens (...) avec des armes automatiques" en Crimée, a-t-il expliqué.
 Peu après l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement pro-européen à Kiev, qui a suivi le renversement du président Victor Ianoukovitch, des milliers de soldats, bien équipés mais ne portant pas d'insignes permettant de les identifier, avaient été déployés en Crimée, encerclant, puis prenant le contrôle des sites militaires ukrainiens.
 Kiev avaient immédiatement dénoncé la présence de soldats russes.
 Les autorités ukrainiennes et l'Occident craignent que le même scénario ne soit actuellement appliqué à l'Est du pays, où les forces loyalistes sont confrontées à des insurgés pro-russes, qui réclament un rattachement à la Russie ou ou au minimum une "fédéralisation" de l'Ukraine, pour donner de grands pouvoirs aux régions.
Selon Kiev et les Occidentaux, ces groupes armés présents dans l'Est, ironiquement baptisés "hommes verts" en Ukraine, sont en fait des soldats d'élite russes, comme ceux qui étaient à l'oeuvre en Crimée.
 Moscou nie avoir des soldats ou des agents en territoire ukrainien actuellement.
 

AFP
Vendredi 18 Avril 2014

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