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Débat sur les risques liés à l’erreur médicale




Des médecins des secteurs public et privé ont débattu, samedi à Taza, des risques à l’erreur médicale, ainsi que des mesures à prendre pour que les praticiens de l'art de guérir exercent leur profession dans le respect de la vie et de la dignité humaine.
Le médecin doit s'acquitter de ses obligations professionnelles avec compétence, intégrité et loyauté, afin d’éviter toute faute professionnelle éventuelle qui peut parfois tourner au drame, ont affirmé des médecins spécialistes lors des 12èmes journées médicales de Taza initiées par l’Association locale des médecins en partenariat avec le Conseil régional de l’Ordre des médecins de Taza-Al Hoceima Taounate-Guercif, sous le signe «L’erreur médicale : considérations actuelles».
Au Maroc, il est difficile de mesurer le phénomène de l’erreur médicale, ont-ils relevé, déplorant le fait qu’il n’existe pas de statistiques rigoureuses et fiables en la matière, permettant d’évaluer honnêtement l'ampleur exacte de la situation.
Pour certains intervenants, ces dernières années, les secteurs public et privé connaissent une recrudescence au niveau des recours judiciaires des citoyens, victimes d'erreurs médicales. Cet état de fait est une conséquence de la prise de conscience chez certains patients de leurs droits en général et de leur droit plus particulièrement à une prise en charge médicale sécurisée, ont-t-ils poursuivi.
Bouchra Ben Abdelkhalek, membre de l’Ordre national des médecins (ONM) a fait savoir que le droit de la responsabilité médicale dans ses aspects à la fois civil, pénal, administratif et disciplinaire a ainsi montré, à l’échelon national, une évolution législative et jurisprudentielle importante durant la dernière décennie. Elle a, entre autres, mis l’accent sur le rôle de la justice dans les cas des erreurs médicales ainsi que la responsabilité disciplinaire des médecins. Elle a jeté la lumière sur le rôle de l’Ordre national des médecins qui, selon elle, devra être chargé de contrôler l’exercice de la profession, estimant que la responsabilité des professionnels de la santé est de plus en plus mise en jeu en raison des manquements à la science médicale, aux devoirs d'information, aux obligations particulières de sécurité notamment en matière de produits de santé.
Pour sa part, le président de l’Association des médecins de Taza, Abdeladim Mesbah a souligné que le milieu médical au Maroc éprouve depuis quelques années, dans le domaine de la pratique libérale, la nécessité de la recherche de la qualité.
Dans ce sens, a-t-il poursuivi, il a été procédé à la mise en place des actions de formation médicale continue et l'équipement pour abaisser le taux de la faute médicale, ajoutant que la recherche de la qualité est un état d'esprit d'ordre éthique.
Cette rencontre a été axée sur des débats relatifs notamment à «La responsabilité civile du médecin», «La responsabilité pénale du médecin», «La responsabilité médicale entre judiciarisation et dépénalisation» et «Consentement éclairé».

Mardi 9 Mai 2017

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