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David Cameron supplie les Ecossais de renoncer à l'indépendance

Le Oui, un saut dans l'inconnu




David Cameron supplie les Ecossais de renoncer à l'indépendance
Le Premier ministre David Cameron a mis en garde les électeurs mercredi contre un "saut dans l'inconnu" en cas de victoire du "Oui" au référendum de la semaine prochaine sur l'indépendance de l'Ecosse.
 "Le Royaume-Uni est un pays précieux et spécial. C'est ce qui est en jeu. Donc ne laissons aucun doute aux Ecossais : nous voulons désespérément que vous restiez ; nous ne voulons pas que cette famille de nations se déchire", écrit M. Cameron dans le quotidien anglais Daily Mail.
"Si le Royaume-Uni éclate, il éclate pour toujours. Le choix qui vous est offert est donc clair : un saut dans l'inconnu avec le +Oui+, ou un avenir meilleur pour l'Ecosse avec le +Non+", plaide-t-il.
 Le Premier ministre conservateur ajoute qu'en votant "Non", les Ecossais resteraient dans l'union, mais avec des compétences renforcées pour le Parlement d'Edimbourg, concernant l'emprunt, l'impôt et les dépenses.
Cette tribune survient alors que les dirigeants des trois principaux partis britanniques étaient attendus mercredi en Ecosse afin de faire campagne pour le "Non" : David Cameron, le libéral-démocrate Nick Clegg - son allié au sein du gouvernement, et leur adversaire Ed Miliband, patron du Parti travailliste.
Le parti conservateur de M. Cameron étant impopulaire en Ecosse, avec un seul siège sur 59 au Parlement d'Edimbourg, le Premier ministre a gardé profil bas pendant la campagne jusqu'à ce qu'un sondage place le camp indépendantiste en tête des intentions de vote.
 Selon certains médias, le chef du gouvernement pourrait être contraint à la démission par les frondeurs de son parti s'il échouait à empêcher l'Ecosse de quitter l'union.
 La reine Elizabeth II ne prendra pas part au débat sur le référendum, a annoncé mardi Buckingham Palace. Cette clarification intervient alors que des médias avaient rapporté que la reine était inquiète d'un possible éclatement du Royaume-Uni, et que M. Cameron pourrait demander à la monarchie d'intervenir.
 "L'impartialité constitutionnelle de la souveraineté est un principe établi de notre démocratie, et la reine l'a démontré tout au long de son règne. Selon ce principe, le monarque est au-dessus de la politique et les responsables au gouvernement ont pour devoir de faire en sorte que cela reste le cas", a souligné un porte-parole de Buckingham Palace.
 De récents sondages ont montré une baisse importante des intentions de vote unionistes par rapport au mois dernier, mettant les deux camps au coude à coude. 

AFP
Jeudi 11 Septembre 2014

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