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D’importantes saisies de viande avariée à Casablanca

Trois cas incriminés à Ahl Loghlam depuis le début de l’année




D’importantes saisies de viande avariée à Casablanca
A Casablanca, les histoires de saisie de viande impropre à la consommation ne manquent pas. Quelque 400 kg de viandes avariées ont été saisis mardi 20 mai à Ahl Loghlam dans le quartier d’Anassi, apprend-on ce jeudi de sources policières. Cette quantité de viande incriminée a été saisie au cours d’une opération de contrôle par les services sécuritaires, lesquels ont été attirés par le comportement douteux d’un individu transportant une grande caisse à bord de sa charrette, nous déclare une source policière. Soumise à un interrogatoire, la personne mise en cause a avoué qu’un chevillard est aussi impliqué dans cette affaire de viande avariée, indique-t-on.
Aussitôt alertés par la police, les agents des services vétérinaires de la préfecture des arrondissements de Sidi Bernoussi ont procédé à l’analyse de cette viande. Ils ont constaté qu’elle était  effectivement avariée et qu’elle ne pouvait être consommée par les citoyens, selon la même source. Cette viande incriminée, dont 60 pattes de bœuf et des abats, a été détruite dans les abattoirs de Casablanca, le même jour, en présence des autorités locales, indique-t-on à Libé. D’après la même source, cette saisie est la troisième à avoir été effectuée au niveau d’Ahl Loghlam depuis le début de l’année. Un quartier qui, selon des sources associatives, constitue un point noir en ce qui concerne la viande issue de l’abattage clandestin. «Bon nombre de bouchers et de commerçants de ce quartier ne respectent guère les règles d’hygiène», confient ces mêmes sources. Mais,  ajoutent-elles, «ce qui encourage ces personnes à s’adonner à ce commerce clandestin, c’est surtout l’absence de contrôle. Dans ce quartier d’Ahl Loghlam, les contrôleurs d’hygiène de la ville n’effectuent de visites de contrôle dans les boucheries que très rarement. Pourtant, des affaires de viande avariée, il y en a beaucoup dans ce quartier. Ici on vend des viandes impropres à la consommation en provenance de Souk Sbite ainsi que d’autres souks où l’abattage clandestin bat toujours son plein». Et les mêmes sources de conclure :«La viande issue de ce type d’abattage pose un réel problème de santé publique. Les autorités chargées du contrôle doivent intervenir pour mettre la main sur toutes ces personnes qu’on voit vendre ce type de viandes au vu et au su de tout le monde».

Naîma Cherii
Vendredi 23 Mai 2014

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