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Crise dans la zone euro : Les Grecs ne croient pas à la lutte contre l’évasion fiscale




Crise dans la zone euro : Les Grecs ne croient pas à la lutte contre l’évasion fiscale
 Plus des deux-tiers des Grecs estiment que le gouvernement d’Athènes n’a pas réussi à lutter contre l’évasion fiscale, qui est l’un des préalables posés par les bailleurs de fonds internationaux pour sauver le pays de la faillite.
Selon un sondage Kapa Research/To Vima publié samedi, près de 68% des personnes interrogées estiment que le gouvernement de coalition d’Antonis Samaras ne fait pas assez pour débusquer les resquilleurs.
La Gauche radicale de Syriza (opposition de gauche), note ce sondage, arriverait en tête avec 22,6% d’intentions de vote juste devant Nouvelle Démocratie, le parti de droite du Premier ministre (21,5%).
Le Pasok socialiste, membre de la coalition au pouvoir, ne recueillerait que 6,2% des suffrages, soit la moitié du score enregistré lors des élections législatives de juin.
Cinquante-neuf pour cent des personnes interrogées sont d’accord pour accorder du temps supplémentaire au gouvernement.
 Dans un pays à genoux, où les gros titres des journaux égrènent jour après jour la prochaine catastrophe qui va s’abattre sur les Grecs, réduction salariale, suppression de prestation sociale ou hausse d’impôt, certains Grecs se mettent désespérément à chercher des actualités positives, et tournent le dos aux infos classiques.
La tendance a commencé sur les sites internet il y a environ un an, mais les grands médias s’y mettent aussi.
Skai, l’une des principales chaînes de télévision, appartenant au même groupe que le grand quotidien Kathimerini, met désormais un point d’honneur à terminer chaque édition du journal télévisé du soir sur une note positive. Tantôt une récente découverte médicale tantôt un sujet animal insolite.
La Grèce qui achève en 2012 sa cinquième année consécutive de récession devrait connaître en 2013 encore un PIB négatif, portant le total de la chute du PIB à plus de 20% depuis le début de la crise, ce qui s’apparente à la grande dépression des années trente.
Des milliers d’entreprises ont fermé leurs portes, le chômage touche un quart de la population active et un tiers des moins de 30 ans. Les groupes de média ne sont pas épargnés par la crise, imposant des baisses drastiques de salaires à leurs salariés.  

Libé
Lundi 31 Décembre 2012

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