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Création de l’Etat palestinien : Soutien onusien et veto américain




Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a réitéré vendredi son soutien à la création d’un Etat palestinien qui «devrait exister depuis longtemps», selon lui, et pour lequel les Palestiniens s’apprêtent à demander l’adhésion à l’ONU sur les frontières de 1967.  «La vision de deux Etats permettant à Israël et aux Palestiniens de vivre (...) côte à côte dans la paix et la sécurité, c’est une vision toujours valable et je la soutiens pleinement», a déclaré M. Ban Ki-moon à des journalistes au cours d’une visite en Australie.»Je soutiens l’aspiration des Palestiniens à (se doter d’) un Etat de Palestine indépendant et souverain. Il devrait exister depuis longtemps», a estimé le diplomate.
Ces propos interviennent alors que les Palestiniens s’apprêtent à demander, au cours de l’Assemblée générale de l’ONU dans moins de deux semaines, la reconnaissance de leur Etat, un projet auquel s’opposent Israël et les Etats-Unis et qui divise les pays européens. Les Palestiniens ont lancé jeudi à Ramallah une campagne pour appuyer leur demande, baptisée  Campagne nationale pour la Palestine, 194e Etat (l’ONU compte 193 membres)  . Une délégation a défilé jusqu’au QG de l’ONU et remis une lettre sollicitant le soutien de Ban Ki-moon.
Les Etats-Unis ont immédiatement annoncé qu’ils « opposeraient leur veto»  à toute démarche des Palestiniens auprès du Conseil de sécurité, en faisant valoir que la question de l’Etat palestinien ne saurait être traitée  «que par la négociation». Les Etats-Unis ont pour la première fois jeudi explicitement fait savoir qu’ils opposeraient leur veto à toute tentative des Palestiniens de revendiquer une reconnaissance complète aux Nations unies. Cette initiative en fait n’est pas venue des Palestiniens mais des Etats-Unis. C’était alors les premiers temps d’Obama, l’époque du discours du Caire quand, entre autres objectifs, le nouveau président voulait marquer sa rupture avec son prédécesseur et débloquer le dossier israélo-palestinien. L’idée d’un «État dès maintenant» sans attendre la fin de l’occupation avait été relayée par Javier Solana au niveau européen en juillet 2009 et ensuite par le Quartet, mise en forme par le Premier ministre de Ramallah, Salam Fayyad. Mais cette stratégie des Etats-Unis a été abandonnée entre-temps, avant même d’avoir été menée à son terme. Souvenons-nous du veto de février dernier contre une résolution rappelant l’illégalité de la colonisation israélienne. Au mois de mai, de façon plus ou moins voilée, Obama a dès lors prévenu qu’il utiliserait également son veto si les Palestiniens venaient à l’ONU. Du coup, aujourd’hui, ce qui au départ était une initiative américaine et internationale n’est plus qu’une initiative palestinienne soutenue par un bon nombre d’Etats membres des Nations unies. Une bataille qui s’avère de plus en plus difficile avec la partialité des Américains et leur position éternelle aux côtés d’Israël.Obama ne peut s’aventurer à laisser passer cette reconnaissance en pleine campagne présidentielle car il risque fort d’avoir le lobby juif américain contre lui.

Agences
Samedi 10 Septembre 2011

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