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Contrôle des maladies transmissibles et émergentes

Le Maroc capable de répondre aux enjeux de la santé, selon l’OMS




Le Maroc dispose de programmes dans le domaine de la protection de la santé et du contrôle des maladies transmissibles et émergentes lui permettant de répondre aux enjeux de la santé publique et de contribuer aux efforts internationaux en la matière, a affirmé mardi à Rabat le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Maroc, Yves Souteyrand.
Intervenant lors d'une conférence nationale organisée par le ministère de la Santé et l'OMS sur "Les fonctions essentielles de la santé publique au Maroc: de l'évaluation à l'action", M. Souteyrand a mis l'accent sur les initiatives importantes qui ont été mises en œuvre en 2015 par le ministère en coopération avec l'OMS, à savoir l'examen de la préparation à la riposte à l'épidémie Ebola, l'évaluation des laboratoires de santé publique, le développement d'une stratégie nationale de contrôle sanitaire sans frontières et l'organisation de l'atelier de développement d'une stratégie de communication sur les risques, à l'initiative dudit département et l'Agence allemande de coopération internationale (GIZ).
L'OMS a lancé une initiative, en partenariat avec le ministère de tutelle, pour évaluer les fonctions essentielles de la santé publique afin d'identifier les forces et les faiblesses du système, a-t-il encore précisé, notant que le rapport issu de cette évaluation va servir de document de référence pour le Maroc afin de développer un plan d'action multisectoriel dans le but d'améliorer les capacités de santé publique, rapporte la MAP.
L'évaluation, qui a été présentée lors de cette rencontre, a mis en exergue les atouts de la santé publique au Maroc, en l'occurrence l'engagement politique pour la promotion et la réforme des systèmes sanitaires conformément aux dispositions de la Constitution qui garantissent le droit d'accès aux soins et à la protection sociale, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l'évaluation a mis en relief les défaillances des fonctions essentielles de la santé publique notamment la pénurie des personnels de santé dans le pays, la mauvaise répartition des ressources humaines, la restriction du budget dédié aux traitements préventifs et l'absence d'une stratégie de communication globale et cohérente.
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité au Maroc, représentant 40% de l'ensemble des décès, a signalé le rapport d'évaluation, qualifiant de "faible" l'efficacité des campagnes, qui ont été organisées pour influencer les facteurs de risques liés à ces maladies, lesquelles campagnes manquent de soutien politique, selon le rapport.
Quant aux défis, ils se manifestent, selon l'évaluation, dans la mise en place d'une politique nationale de santé à long terme et ouverte à travers l'élaboration de la Charte nationale de santé, la mise en œuvre d'une approche pour la planification, particulièrement par le biais de l'institutionnalisation du Conseil national de la santé et l'intégration de systèmes informatiques parallèles de meilleur qualité.

Samedi 6 Février 2016

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