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Communes et régions  : Ce qui va changer pour les citoyens




Communes et régions  : Ce qui va changer pour les citoyens
Des changements de taille dans la gestion communale et des raisons fortes pour  aller voter en septembre prochain. Désormais les citoyens auront leur mot à dire dans la gestion locale. La bonne gouvernance passe par l’implication des citoyens et des associations de la société civile. C’est ainsi et conformément aux dispositions de la nouvelle loi, les citoyens pourront présenter des motions ou des pétitions, dans lesquelles ils pourront exiger du conseil régional d'examiner une question précise. Les modalités de présentation des motions ont  d’ailleurs fait l’objet de simplification. Signées par 300 à 500 citoyens résidant dans les différentes provinces d’une région, elles seront considérées comme recevables. A cela il convient d’ajouter que des commissions consultatives incluant des citoyens et des ONG seront également mises en place  au niveau de chaque région pour traiter de  questions d'intérêt public.
Nouvelle disposition qui vaut son pesant d’or. Les communes et les régions auront un budget plus important  et seront dotées d'une plus grande autonomie.  Le rôle de commune et région « développeurs » est en passe de se faire réalité.  Au regard de la nouvelle loi organique, le budget des collectivités territoriales est revu à la hausse.  Les  sources de financement seront plus diversifiées. Si les représentants de l'Etat ne peuvent plus interférer dans la gestion des affaires locales, leur pouvoir de contrôle sera clairement défini. 
Autre disposition qui laisse à penser que le changement est à portée d’urnes, la fin du cumul des mandats. Plus question d’être tout à la fois ministre, président de commune ou de région et conseiller parlementaire. La longue histoire d’une gestion communale souvent défaillante  est jalonnée d’exemples où le mandat électif local est sacrifié sur l’autel d’un poste ministériel ou d’un fauteuil parlementaire.  Cette fois ci est la bonne : celle ou celui qui a fait le choix de se faire élu communal devra se consacrer à cette tâche. 
Dans la foulée, les élus ne pourront pas changer de famille politique durant leur mandat  à moins de  démissionner de la commune ou région dont il est l’élu. La fin de la transhumance – ce fléau qui rongeait les partis- est effective depuis l’adoption de la loi sur les partis.  Ses dispositions ont été étendues aux lois organiques sur les régions et les collectivités territoriales. 
Fini aussi le temps des grands électeurs. Les membres des conseils régionaux seront élus au suffrage universel direct, donc directement choisis par les électeurs.
La gestion communale et régionale ne se fera pas sans les Marocaines qui, aux dernières élections communales de 2009, ne représentaient que 12% des édiles. Communes et régions se conjugueront  au féminin. La présence des femmes dans les conseils communaux vient d’être portée à 27%. Dans les conseils des régions, au moins un tiers des membres seront des femmes.
 

Narjis Rerhaye
Lundi 29 Juin 2015

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