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Colère contre la lenteur des secours après les inondations en Inde et Pakistan




Colère contre la lenteur des secours  après les inondations en Inde et Pakistan
La colère montait mercredi contre la lenteur des secours au Cachemire indien où des centaines de milliers de personnes sont toujours bloquées par les inondations qui ont déferlé en fin de semaine passée en Inde et au Pakistan.
De nombreux quartiers de Srinagar, principale ville du Cachemire indien, sont toujours coupés du monde plusieurs jours après les crues et habitants comme sauveteurs critiquaient l'absence sur le terrain du gouvernement de l'Etat, qui a reconnu avoir été débordé.
Un responsable des secours a ainsi été blessé en début de semaine par des habitants furieux, selon les autorités.  "Une foule agressive" a tenté d'attaquer un bateau de sauvetage, blessant ce responsable, a dit le directeur général de la National Disaster Response Force, O.P. Singh, à la chaine NDTV.
 Au moment où des milliers de soldats et de secouristes intensifient leurs efforts pour récupérer les rescapés de ces inondations dans la vallée du Cachemire, côté indien, le chef de l'exécutif de la région a jugé que la colère des habitants était compréhensible.
 "Nous avons vraiment été débordés. Nous avons été dépassés par l'ampleur du problème", a admis Omar Abdulla, qui dirige le gouvernement du Jammu et Cachemire, sur la chaine CNN-IBN.  "Nous avons été empêchés de répondre aux besoins de la population parce que nous ne pouvions atteindre ces zones. De larges parties de la ville (Srinagar) étaient impossibles à atteindre, même en bateau".
 "Je comprends leur colère et je ne leur en veux pas. Ils ont connu des moments très difficiles", a-t-il ajouté.
 Plus de 200 personnes sont mortes dans ces inondations côté indien tandis qu'au Pakistan, les pluies torrentielles ont fait au moins 256 morts et ravagé des centaines de villages, selon les autorités.
 Un responsable de l'armée sur place, Dinesh Singh, juge que l'absence des autorités de l'Etat sur le terrain rend plus difficiles les efforts des militaires et des secours civils.
 "Le principal problème est l'absence du gouvernement de l'Etat", a dit Singh à l'AFP. "Nous avons besoin d'eux pour prendre en charge la foule et aider à la coordination sur l'envoi des bateaux" de secours.
 Au Pakistan, la situation était particulièrement critique mercredi dans la ville de Jhang.
Un haut responsable du gouvernement provincial du Penjab a indiqué à l'AFP que la seule façon de sauver Jhang était d'ouvrir une brèche dans les remblais afin de détourner les eaux en direction de cette ville vers des terres agricoles avoisinantes.
 "Une brèche est la seule façon de sauver des vies et des habitations à Jhang", a déclaré ce responsable requérant l'anonymat, précisant qu'environ 200 villages agricoles allaient être affectés par cette mesure. 

AFP
Jeudi 11 Septembre 2014

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