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Cinq jeunes Souiris succombent au pathos djihadiste




La ville des vents sous le choc



Le sentiment de désarroi fait l’unanimité à Essaouira au lendemain de l’identification de cinq jeunes Souiris parmi les membres de la  dangereuse cellule terroriste démantelée la semaine dernière par le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ).
Cinq jeunes Souiris ont eu des parcours très ordinaires. Sans histoire, ils passaient inaperçus dans la pacifique Mogador dont bon nombre d’habitants les connaissaient très bien, les croisaient au quotidien et éprouvaient beaucoup de sympathie pour eux.
Des parcours sociaux, scolaires et professionnels assez différents mais qui ont succombé aux sirènes de l’idéologie djihadiste qui a, selon les premiers éléments recueillis et annoncés par le BCIJ, réussi à les mobiliser autour d’un projet terroriste ciblant les intérêts de toute une nation.
Symbolisant depuis toujours les valeurs d’ouverture, de cohabitation et de partage, Essaouira, qui est de tout temps traversée par différents courants culturels qui ont fait son originalité et sa richesse au fil des siècles, se trouve aujourd’hui confrontée à une jeunesse désorientée et mal encadrée.
« Je suis vraiment déçu. Les mis en cause sont des jeunes qui n’ont jamais créé de problèmes.  Comment un jeune qui communique au quotidien avec des touristes issus de différentes nationalités, peut-il se laisser manipuler par des idées fanatiques? Difficile d’y croire. Ils étaient là, sans éveiller le moindre soupçon», regrette un acteur associatif à Essaouira.
Pourtant, le projet culturel d’Essaouira fondé sur des valeurs humaines de tolérance et de dialogue entre cultures et religions vise en premier lieu cette jeunesse porteuse d’espoir et garante de la continuité de l’identité singulière de Mogador.
«Etre ouvert, c’est être aussi exposé. Lorsqu’on est ouvert aux différents courants culturels et sociaux, on doit prévoir ce genre de pénétrations et y préparer notre jeunesse. Un sérieux travail incombe à des institutions de socialisation et d’encadrement, la société civile notamment, afin de mettre en place des mécanismes et des programmes constituant les nobles valeurs qui font la spécificité de leur cité », a conclu un acteur associatif.


 

Abdelali Khallad
Lundi 29 Février 2016

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