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Ces films que l’on n’a pas franchement envie de revoir : Des avis partagés




 Comme pour pas mal de films, les avis sur «Blade Runner 2049» sont partagés. Si le film est indiscutablement sublime, il est carrément trop long. Cela nous en a fait penser à d’autres. Nos confrères de «CultureBox» nous présentent un petit florilège de ces films à l’esthétique implacable mais qui vous donneront envie de prolonger votre nuit.
Blade Runner 2049 - Denis Villeneuve (2017)
Forcément. La suite du film culte de 1982 suscitait beaucoup d’attentes. Denis Villeneuve reprend l’histoire du chasseur d’androïdes en 2h44 minutes alors que le premier durait (déjà) 1h57. Malgré une belle direction artistique, le film endort la salle par son manque de rythme. On a l’impression que chaque plan dure une éternité pendant laquelle on peut penser à tout ce qu’on aurait pu faire plutôt que de lâcher une dizaine d’euros pour subir une histoire alambiquée au possible (Ryan Gosling commence comme un “réplicant”, puis c’est l’Élu, puis en fait non). On retrouve cette tendance des films récents à compliquer inutilement une trame narrative simplette, mais le narcissisme du film, qui donne l’impression de vouloir nous coller la tête à l’écran pendant de longues minutes, est la goutte qui fait déborder le vase. Mention spéciale à la musique, qui rappelle l’agréable murmure du papier de verre sur un carton de déménagement.

Tree of life - Terrence Malick (2011)
Palme d’or 2011, ce film signé Terrence Malick est considéré comme un chef-d’oeuvre. Le plus philosophe des réalisateurs américains, nous conte la jeunesse difficile d’un enfant dans le Texas des années 1950. Vu le sujet, on s’attendait à un film survolté. Raté, c’est un film lent qui surfe sur la nostalgie du héros qu’offre le réalisateur. Sean Penn joue le rôle de Jack, un architecte qui se remémore son enfance à travers des flash-backs. Entre un père difficile et une mère aimante, respectivement incarnés par Brad Pitt et Jessica Chastain. Des digressions rendent le film lent et contemplatif. Il évoque l’origine du monde, les dinosaures, les éruptions volcaniques, la naissance et la fin de l’univers. Que de concepts pour 2h20 de plans magnifiques mais mieux vaut être bien réveillé et avoir l’esprit ouvert.

A Cure for Life - Gore Verbinski (2016)
Lockhart, jeune cadre campé par Dane Dehaan (Chronicle, Valérian), est envoyé par son entreprise dans une cure de bien-être dans les Alpes suisses. Son objectif : retrouver son patron disparu. A première vue, le pitch de ce thriller psychologique de Gore Verbinski semblait prometteur. Dès le début du film, l’immersion est totale. Des plans somptueux qui oscillent entre ambiance glauque et cadrages qui font rêver, entre l’atmosphère froide de l’entreprise du héros et les paysages montagneux.
Mais au bout de 2h27 de plans alambiqués, on reste dubitatif. A vouloir produire des effets esthétiques pour accoucher d’un beau film, on soupçonne encore le réalisateur d’avoir complètement laissé de côté la cohérence du scénario. Après visionnage, le seul souvenir que laisse ce film est un goût amer d’incompréhension. Pour un film aussi long, c’est dommage.

Solaris - Andreï Tarkovski (1972)
Considéré comme le plus grand des réalisateurs soviétiques, Andreï Tarkovski a réalisé 7 longs-métrages très, très pointus.  Le plus philosophique et le plus beau de tous est sans conteste Solaris, Grand prix du Festival de Cannes 1972. Le film nous livre 2h24 de plans impeccables entre échappée philosophique et science-fiction. Kris Kelvin, un scientifique, est envoyé en mission sur la station spatiale de la planète Solaris. Il y rencontre le double de sa propre femme, qui s’est suicidée quelques années plus tôt, par sa faute.
On en prend plein les yeux… mais surtout plein les méninges. Le cerveau est sollicité tout au long du film autour de concepts hautement métaphysiques: notre rapport à la Terre, l’univers, la mémoire, ou encore l’affection y sont disséqués. Et pourtant, on ressort avec un sentiment d’avoir été happé dans un autre monde. Solaris nous donnerait presque le vertige… Un vertige tout métaphysique finalement.

Dunkerque - Christopher Nolan (2017)
Dunkerque était l’un des films les plus attendus de 2017. Sur fond de l’évacuation des troupes alliées en 1940, cette grosse production hollywoodienne condense trois histoires en un film. Tantôt dans l’avion, tantôt sur la plage, tantôt en pleine mer, Christopher Nolan nous offre sans surprise une réalisation qui allie qualités esthétiques et forte intensité … trop forte peut-être. Les plans sont lents et répétitifs, les dialogues quasiment sans intérêt mais la recette prend pour ce qui est d’illustrer la pénibilité de la guerre.
Après 1h47 de film, on ne va pas se mentir : on est content de l’avoir vu. Pour son aspect “historique” et pour ajouter un film de Nolan à notre checklist. On ne s’infligera pas pour autant ce film une deuxième fois.

Mercredi 15 Novembre 2017

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