Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Célébration de la Journée mondiale de l’Environnement : Un monde à “zéro carbone” est-il possible ?




Célébration de la Journée mondiale de l’Environnement : Un monde à “zéro carbone” est-il possible ?
Qu’est-ce qui s’est passé ce 5 juin 2010, Journée mondiale de l’environnement ? Chez nous, en tout cas, le seul événement, sans tapage cette fois-ci, fut l’annonce par Renault de faire de son usine de Tanger un site à «zéro carbone et zéro rejet de liquides industriels». Ce n’est pas rien. Dans le monde, en revanche, la journée du samedi 5 juin a suscité une forte mobilisation, particulièrement en Chine et en Afrique. En France, le photographe globe-trotter Yan Arthus-Bertrand a lancé l’opération «10:10», invitant les entreprises, collectivités, organisations et citoyens à réduire «leurs émissions de CO2 de 10% en 2010». Utopique, diriez-vous !
Après le "Unissons-nous contre le réchauffement climatique" de 2009, le thème choisi pour 2010 met l'accent sur la biodiversité: "Beaucoup d'espèces. Une planète. Un futur". “Nous ne pouvons tout simplement pas continuer à faire comme si de rien n’était. Si nous voulons préserver la planète pour les générations futures, nous devons protéger ses ressources, sa biodiversité et l’environnement au sens large”, a déclaré Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce -OMC-, à l’occasion de cette journée. Et de souligner que «pour les dirigeants qui avaient fondé notre organisation, il était impératif que le développement durable se place au cœur même de notre mission».
Pour ce haut fonctionnaire, «l'ouverture du commerce améliore l'affectation des ressources au niveau international, y compris les ressources naturelles.  Le commerce international peut aider, par exemple, les pays où les ressources hydriques sont rares à économiser en fait ces ressources en achetant à l'étranger des produits agricoles à forte consommation d'eau.  Le commerce génère aussi une croissance économique qui peut créer une demande de normes environnementales plus élevées et les moyens financiers pour y répondre».

Créer les conditions d'un environnement plus propre
Protéger notre environnement signifie aussi protéger nos océans, devait rappeler Pascal Lamy. «La surpêche épuise les stocks de poissons et menace d'extinction un grand nombre d'espèces…Les dangers environnementaux qui guettent notre planète sont parfaitement connus de tous. Cependant, la capacité des pouvoirs publics de réagir à ces dangers dépend énormément des ressources à leur disposition. Les pays qui sont parvenus à faire reculer la pauvreté et à relever les niveaux de vie sont généralement plus aptes à créer les conditions d'un environnement plus propre. Il n'en demeure pas moins que nous sommes face à un problème qui ne peut être réglé de façon individuelle. Les problèmes mondiaux requièrent des solutions mondiales, pour lesquelles une bonne gouvernance environnementale mondiale est fondamentale».
Au Maroc, la célébration de cette journée revêt, cette année, une dimension particulière, lit-on dans une dépêche de la MAP. Elle intervient à un moment où le Royaume a connu le lancement de plusieurs projets (Plan Maroc vert, Agence des énergies renouvelables, Plan solaire, entre autres), qui font de la préservation de l'environnement un axe fondamental, d'autant plus que la question de l'environnement et du développement durable est aujourd'hui placée au cœur de tout projet de développement.
Cette célébration intervient aussi dix mois après la discours du Trône de 2009 dans lequel S.M. le Roi Mohammed VI avait appelé le gouvernement à «élaborer un projet de Charte nationale globale de l'environnement, permettant la sauvegarde des espaces, des réserves et des ressources naturelles, dans le cadre du processus de développement durable».
«Le Maroc qui, à l'instar de tous les pays en développement, affronte des défis majeurs et pressants en matière de développement, a pleinement conscience de la nécessité de préserver l'environnement et de répondre aux impératifs écologiques. Face à ces exigences et conformément à ces engagements, nous réaffirmons qu'il est nécessaire de poursuivre la politique de mise à niveau graduelle et globale, tant au niveau économique qu'au plan de la sensibilisation, et ce, avec le concours des partenaires régionaux et internationaux», avait souligné le Souverain.

Une Charte nationale de l’environnement

Le projet de la Charte nationale de l'environnement et du développement durable (CNEDD), qui s'inscrit dans le cadre de l'intérêt du Maroc aux questions environnementales, reflète une prise de conscience nationale de la priorité dont l'environnement doit jouir. Cette Charte est censée permettre une meilleure intégration de la protection de l'environnement dans le processus de développement durable du pays, quels que soient les défis sectoriels que le pays doit affronter dans ce processus du développement durable. La CNEDD est, ainsi, un instrument solennel qui va consacrer le droit fondamental pour toute personne de vivre dans un environnement sain et respectueux du patrimoine naturel et culturel, considéré comme un bien commun à toute la Nation.

Achir Karim
Lundi 7 Juin 2010

Lu 512 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs