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Bras de fer entre les médias sociaux et le gouvernement turc




Bras de fer entre les médias sociaux et le gouvernement turc
Les médias sociaux qui bénéficient de fortes recettes publicitaires doivent ouvrir des bureaux de représentation en Turquie et y payer des impôts, a réaffirmé mardi le ministre turc des Finances, en pleine polémique entre Ankara et Twitter. 
 «Certaines entreprises de médias sociaux doivent absolument ouvrir un bureau de représentation ici», a indiqué Mehmet Simsek lors d’une conférence de presse.
 «Si (ces entreprises) ont de bonnes intentions, elles ouvrent un bureau de représentation. Si elles en ont de mauvaises, elles restent les bras croisés et envisagent d’autres solutions», a-t-il insisté. «Quand vous regardez les accords sur la double imposition, une entreprise doit disposer d’un bureau pour pouvoir payer des impôts», a-t-il ajouté.
 Les propos du ministre des Finances interviennent alors que le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a accusé samedi Twitter d’être coupable «d’évasion fiscale» en Turquie.
Les relations sont particulièrement tendues entre l’entreprise américaine et les autorités turques, qui ont interdit pendant deux semaines l’accès au réseau de microblogging, sur lequel des opposants avaient diffusé des enregistrements de conversations téléphoniques piratées mettant en cause M. Erdogan dans un vaste scandale de corruption.
Cette décision a suscité une avalanche de critiques, aussi bien en Turquie qu’à l’étranger.
Au début du mois, Ankara a finalement été contrainte de lever le blocage de Twitter, après un arrêt de la Cour constitutionnelle turque jugeant qu’une telle mesure violait le droit constitutionnel à la liberté d’expression. Le gouvernement turc reproche notamment à Twitter d’avoir refusé de retirer certains contenus qu’il jugeait diffamatoires.  Il bloque également depuis le 27 mars l’accès à la plateforme de partage de vidéos YouTube pour les mêmes raisons.
 Une délégation de l’entreprise basée à San Francisco (Etats-Unis) conduite par son vice-président Colin Crowell s’est entretenue lundi après-midi à Ankara avec des responsables de l’autorité turque des technologies de l’information (BTK).
 Le directeur de la BTK Tayfun Acarer a qualifié ces entretiens de «positifs».
 Les responsables de Twitter, qui n’ont fait aucun commentaire sur la réunion, doivent se rendre mardi à la présidence de la République turque pour de nouveaux entretiens.
 Des multinationales comme Google, Apple ou Amazon sont dans le collimateur de plusieurs gouvernements occidentaux, en Europe notamment, accusées d’échapper à l’impôt par le biais de mécanismes sophistiqués d’optimisation fiscale, en toute légalité. 

AFP
Mercredi 16 Avril 2014

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