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Brahim Ghali quémande l’aide de l’Afrique du Sud




Les séparatistes ne savent plus où donner de la tête

A trois semaines du sommet de l’Union africaine, prévu les 30 et 31 janvier dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba le chef du Polisario est arrivé vendredi 6 janvier en Afrique du Sud. L’annonce a été faite par la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane. Ce déplacement est le premier du genre pour Brahim Ghali au pays de Jacob Zuma, depuis la mascarade de juillet 2016 qui l’avait parachuté à la tête du Front.
Cette visite du chef du Polisario, soigneusement préparée par la diplomatie algérienne qui a senti qu’il y avait le feu à la maison Rabouni, survient après l’arrivée en catastrophe du conseiller de l’autre Sud-Africaine qui préside aux destinées  du conseil de l’UA, il y a quelques jours, diligentée par sa patronne pour mettre le Polisario et l’Algérie en garde contre une possible perte du siège qu’ils avaient acheté, leur conseillant de prévenir tous leurs alliés.
Alger et le Polisario ont été avertis que  pas moins de trente-huit pays africains ont exprimé leur soutien au retour du Maroc à l’Union africaine à travers des déclarations officielles. Certains ont saisi la Commission de l’Union africaine par écrit.
Cette vague d’approbation et de soutien au retour du Maroc à l’institution panafricaine intervient malgré les efforts incessants de l’Algérie d’entraver, ou du moins de retarder, le processus de cette réintégration. En plus des initiatives de la présidente sud-africaine de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, qui a tenté de contrecarrer la décision du Maroc de regagner sa place naturelle et légitime au sein de sa famille institutionnelle panafricaine.
La patronne de la diplomatie a défendu l’engagement de son pays au côté du mouvement séparatiste, rappelant la reconnaissance, par l'Afrique du Sud en 2004, de la «RASD».
Elle a également souligné que l’«Afrique  du Sud a la responsabilité morale et politique de contribuer à résoudre les conflits du continent et doit jouer un rôle de leadership dans les efforts internationaux concernant lesdits conflits».
Mme Mashabane, assumant parfaitement son rôle d’avocate du Polisario, a invité la communauté internationale à se montrer plus généreuse avec les habitants des camps de Tindouf qu’elle a qualifiés d’ailleurs  de « réfugiés », statut que leur refusent et l’Algérie et la direction du Front Polisario qui les privent  des avantages qu’offre ce statut, conformément à la convention de Genève.
Le texte de la ministre des Affaires étrangères montre que toute tentative  de modifier les positions de l’Afrique du Sud sur la question du Sahara demeure vaine. Par conséquent, le  Maroc doit prendre son mal en patience et espérer une défaite du Congrès national africain (ANC), parti de Jacob Zuma, aux législatives de 2019. Les communales de 2016 se sont soldées par la perte de la formation du président sud-africain de plusieurs grandes villes, telles que Johannesburg, Port Elizabeth et Nelson Mandela Bay, au profit de la force politique montante, l’Alliance démocratique qui constitue la seule alternative à Zuma et qui pourrait, peut-être, infléchir la position de son pays.



 

Ahmadou El-Katab
Lundi 9 Janvier 2017

Lu 1402 fois


1.Posté par Mohamed le 08/01/2017 20:58
Si c est juste pour prendre un selfie en Afrique du Sud ,on peut que mieux dormir...

2.Posté par Hacen le 11/01/2017 09:45
Les pétro-dinars algériens profitent plus au Polisario qu’à la Kabylie. 300 milliards de dollars ont jusqu'ici été dépensés par Alger au profit de l’entité séparatiste!

Un premier ministre sous Chadli Benjedid avait largué cette vérité : «L’Algérie dépense plus pour le Polisario que pour la Kabylie». Le chiffre est hallucinant : 300 milliards de dollars ont jusqu'ici été versés à l’organisation séparatiste!

Le site kabyle «Tamur.Info», qui revient sur cette "révélation" faite dans les années quatre-vingt sous le couvert de l’anonymat par un ancien premier ministre algérien, s’interroge sur les raisons du soutien algérien à une entreprise séparatiste corrompue et par-dessus tout défaillante.

''Si Alger est pour l'indépendance de la région sud marocaine, pourquoi ne l'a-t-elle pas soutenue alors dès 1962 ? Pourquoi Alger a attendu 1975 pour soutenir et créer le Polisario ?", s'interroge le site.

"La réponse est simple : Alger n'est pas pour l'indépendance de cette région, mais c'était juste une manière (...) de déstabiliser ce pays", explique la même source.

Peine perdue! Quarante ans plus tard, le Maroc est non seulement stable mais peut se prévaloir d'être le seul îlot de paix à l'échelle de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

Quant à l'Algérie, pour ne pas parler du mirage séparatiste, elle est aujourd'hui plus que jamais exposée à la déflagration.

Seul regret : le contribuable algérien ! En effet, il est dur d’être Algérien !

3.Posté par Hacen le 11/01/2017 10:00
ALGERIE (Tamurt) – L’ancien patron du FLN, Saadani, qui a été limogé récemment par Bouteflika, était pourtant un homme très proche du clan présidentiel. Son limogeage a surpris plus d’un. La raison reste méconnue pour le moment. Mais tout le monde sait que Saadani, qui a été remplacé par Ould Abbas, est connu pour ses propos incendiaires contre l’ancien patron du DRS.

Mais aussi, selon des anciens du FLN, c’est sa position contre le soutien de l’Algérie à l’organisation paramilitaire du Polisario qui est le point sur lequel les décideurs ne sont pas d’accord avec lui. L’année passée, Saadani avait étonné tout le monde lorsqu’il avait annoncé que le Sahara occidental était une partie intégrante du Maroc et que le soutien au Polisario ne pouvait plus durer. Les journalistes qui ont assisté à la conférence de Saadani, ce jour là, n’avaient pas cru leurs oreilles. C’est la première fois depuis 1975 qu’un responsable algérien avait remis en cause la cause « sacrée de Boumediene ». Même Boudiaf n’avait jamais osé s’exprimer de la sorte, lui qui a pris même les armes à côté de l’armée Marocaine contre le Polisario.

C’est depuis que Saadani n’était plus vu de la même man ière au sein du régime. Son éviction n’était plus qu’une évidence. « Saadani a risqué même sa vie en remettant en cause la cause du Sahara Occidental », nous déclara un ancien député du RCD.

Lounès B pour Tamurt

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