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Baisser de rideau sur le FMDH

Le martyre de Mehdi Ben Barka plane sur le Forum




Baisser de rideau sur le FMDH
Les travaux du Forum mondial des droits de l’Homme se sont achevés hier à Marrakech après quatre jours d’intenses activités. Pour l’occasion, une conférence de clôture a dressé les principales conclusions et les recommandations de ce forum qui se veut un événement international destiné à engager le débat sur les avancées et les régressions des droits de l’Homme dans le monde. Plus d’une trentaine de forums thématiques ont ainsi marqué les moments forts de cet évènement. Ils ont notamment concerné les droits des femmes et la parité, les jeunes, les enfants, les personnes en situation de handicap et les migrants. 
En marge de cette manifestation phare, des voix se sont élevées pour condamner la violation des droits des Palestiniens. Dans ce cadre, un sit-in a été organisé à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien qui coïncide avec le 29 novembre.  Regroupés autour d’un drapeau géant avec au centre d’une photo de la mosquée Al-Aqsa, des manifestants de différentes sensibilités politiques et idéologiques ont appelé la communauté internationale à faire pression sur l’Etat d’Israël pour l’amener à mettre un terme à ses exactions et agressions dans les territoires palestiniens et à sa politique belliqueuse dans la Bande de Gaza.
Un autre sit-in a été tenu  par les militants de l’Union socialiste des forces populaires qui ont saisi cette opportunité pour  revenir sur une affaire qui leur tient à cœur, à savoir la disparition du martyr Mehdi Ben Barka. Ils ont ainsi  réclamé, haut et fort, que toute la lumière soit faite sur les circonstances de  ce drame survenu le 29 octobre 1965 à Paris et jamais élucidé depuis.
Promotion des droits de la femme, protection de l’enfant voire des personnes âgées… autant de sujets qui ont suscité beaucoup d’intérêt lors du Forum mondial tenu à Marrakech. Mais il est une autre frange de la société qui n’était pas en reste celle des personnes en situation de handicap. A ce titre, un panel leur a été consacré. Les débats se sont focalisés sur les mécanismes de protection des PESH ainsi que la place qu’elles occupent dans les politiques publiques. Les intervenants ont ainsi évoqué les problèmes auxquels sont confrontées les personnes handicapées et leurs familles. Ils ont également souligné l'importance de la Convention internationale des droits des personnes handicapées dans la promotion et la défense des droits de cette frange de la société. 
Une convention que le Maroc a bel et bien signée ; cependant la situation demeure préoccupante. Beaucoup reste à faire s’agissant des droits des personnes à mobilité réduite. Et ce ne sont pas les responsables gouvernementaux qui diront le contraire. D’aucuns reconnaissent que les résultats réalisés demeurent en deça des attentes et des engagements que les parties concernées sont tenues d’honorer. Et pour cause, à ce niveau, tous les indicateurs sont au rouge.  Si la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées octroie le droit à l’éducation à toutes les personnes en situation de handicap, et ce pour tous les niveaux d’enseignement, du préscolaire à l’université, en passant par la formation continue d’après l’enquête nationale sur le handicap, réalisée par le secrétariat d’Etat chargé de la famille, de l’enfance et des personnes handicapées en 2004, deux enfants en situation de handicap sur trois ne vont pas à l’école. Ce qui s’explique aisément quand on sait que le taux  d’analphabétisme qui avoisine les 42% chez les non handicapés âgés de 10 ans et plus, atteint près de 71% chez les handicapés. Quant au taux de scolarisation des enfants âgés de 06 à 11 ans qui culmine à 81% chez les non handicapés, il atteint à peine 35% chez les handicapés. S’agissant de leur participation à l’activité économique, le gouffre se creuse davantage. Ainsi, plus de 55% des personnes handicapées âgées de plus de 15 ans n’ont pas accès au marché du travail. Le taux de chômage est, quant à lui, 5 fois plus élevé pour la population handicapée que pour la population marocaine dans son ensemble. 
Par ailleurs, il faut rappeler que, selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2004, le nombre de personnes en situation de handicap au niveau national s’élève à environ 680 mille, dont 387 mille résident en milieu urbain et 293 mille en milieu rural. Ces effectifs rapportés à la population totale de chaque milieu donnent des taux de prévalence de handicap de l’ordre de 2,3% au niveau national, 2,2% en milieu rural et 2,4% en milieu urbain. 
Il est à espérer que ce forum ouvre de nouvelles perspectives à même de promouvoir davantage les droits des personnes en situation de handicap.

Nezha Mounir
Lundi 1 Décembre 2014

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