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Aucun statut particulier à l'horizon malgré les grèves à répétition : Le niet de Mohamed El Ouafa aux professeurs agrégés




Aucun statut particulier à l'horizon malgré les grèves à répétition : Le niet de Mohamed El Ouafa aux professeurs agrégés
La crise entre les professeurs agrégés et leur département de tutelle est appelée à durer. Mohamed El Ouafa, ministre de l'Education nationale, vient d'écarter toute possibilité de leur octroyer un statut spécifique. Selon lui, la promulgation d'un tel statut  exigerait la mise en place des statuts particuliers relatifs aux différentes catégories d'enseignants. Une situation qu'il a qualifiée d'inacceptable. 
Intervenant lors de la séance des questions orales à la Chambres des conseillers, mardi dernier,  le ministre a déclaré que les professeurs agrégés n'ont pas besoin d'un statut spécifique puisque le statut des personnels de l'enseignement datant de 2003 leur garantit une série de droits et avantages. 
Dans ce cadre, il a indiqué que ce statut garantit aux professeurs agrégés le droit à des indemnités allant de 1.250 à 2.500 DH, le privilège de bénéficier de changements d'affectations (mouvement) particuliers ainsi que le droit d'accéder à la Fonction publique pour les étudiants qui ont échoué au concours d'agrégation en 2008 et 2010.
Les agrégés ont également bénéficié de la promulgation d'une autorisation exceptionnelle qui les dispense des concours d'aptitude pédagogique et ce depuis 2003.
Pour El Ouafa, il n'est pas question de plier face à la pression exercée par les professeurs agrégés qui veulent, selon lui, imposer leur point de vue, en dehors de tout cadre syndical. « Tout le personnel du ministère doit obéir à la loi et il n'est pas question de se laisser faire», a-t-il précisé.  
A ce propos, l'intervenant a indiqué que les négociations avec les centrales syndicales les plus représentatives, entamées depuis mai,  ont beaucoup progressé. Et que ces syndicats partagent, en grande partie, le point de vue du département de l'Education nationale. Un point de vue qui ne semble pas du goût des professeurs agrégés, explique le ministre. 
En effet, ces derniers estiment qu'El Ouafa a la responsabilité d'assumer les engagements pris par le gouvernement précédent lors de la signature du protocole d'accord du 19 avril 2011 avec les centrales syndicales et qui stipule, entre autres, l'élaboration d'un statut particulier pour les professeurs agrégés. Ces derniers ont peur qu'El Ouafa ne tourne le dos à ces engagements comme son prédécesseur qui a opté pour la fuite en avant après avoir fixé la fin du mois de juillet 2011 comme date butoir pour la promulgation d'un statut consensuel relatif aux agrégés. Une situation qui rappelle que le bras de fer avec le gouvernement  n'est pas une nouveauté. En effet, la réflexion sur le sujet a été engagée en octobre 1998 avec la tenue des Premières journées de l'agrégation. Mais les choses en resteront là. Il faut attendre la rentrée scolaire de 1999 pour que les séances de dialogue entre les agrégés et le ministère débouchent sur un projet de statut consensuel qui sera vite écarté après la promulgation d'un projet de statut des corps de l'enseignement secondaire et technique consacrant l'ancien traitement réservé aux agrégés qui sera farouchement combattu par ces derniers. 
Avec l'arrivée de Rachid Belmokhtar, un autre projet de statut,  jugé assez avancé, a été présenté, mais a buté sur le refus du ministère des Finances. L'espoir d'arriver à une solution allait être de nouveau contrarié par le controversé projet mis sur pied par un autre locataire du ministère de l'Education nationale, en l'occurrence Abdallah Saâf.
 
 

Hassan Bentaleb
Mercredi 1 Août 2012

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