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Attentat à Bagdad et bombardements sur Falloudja font plus d’une quarantaine de morts

Nouri Al-Maliki s’est réuni avec des chefs de tribus sunnites dans le but de s’attirer leur soutien




Attentat à Bagdad  et bombardements sur Falloudja font plus d’une quarantaine de morts
L'explosion d'une voiture piégée à un point de contrôle de la police à Bagdad a fait au moins 23 morts et plus de 40 blessés mardi, a-t-on appris de sources policières et médicales. Le conducteur kamikaze a fait exploser son véhicule bourré d'explosifs à l'entrée du quartier de Kadimiya dans le nord-ouest de la capitale irakienne, ont indiqué un haut-responsable de la police et un autre du ministère de l'Intérieur. Au moins cinq policiers figurent parmi les tués et huit parmi les blessés, ont indiqué la police et des sources médicales, qui ont fait état de plus de 40 blessés. 
Dans un premier temps ils avaient parlé de 22 morts au moins et 45 blessés. Le quartier de Kadimiya, à majorité chiite, s'étend sur les rivages du Tigre près du district, à majorité sunnite, d'Adamiya et est fréquemment la cible d'attentats lorsque la tension entre sunnites et chiites s'aggrave dans le pays. Ce quartier, où se trouve l'un des sanctuaires chiites les plus vénérés, porte le nom de Moussa Al Kadhim, le septième des douze imams du chiisme.
A 70 km de Bagdad, l'armée de l'air irakienne a bombardé  lundi et mardi Falloudja, ville fermement tenue par les sunnites de l’EI depuis janvier, tuant une vingtaine de personnes dont des enfants a déclaré un responsable des services de santé de la ville. 
Sur le plan politique, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a rencontré mardi plusieurs chefs de tribus sunnites, dans le cadre de nouveaux efforts pour s'attirer leur soutien afin de contrer l'offensive des insurgés sunnites, menés par les jihadistes. 
L'ouverture de Maliki, un chiite, envers les sunnites intervient alors que les insurgés, menés par l'Etat islamique (EI), se sont emparés depuis le 9 juin de pans importants du territoire irakien, en particulier dans des provinces à majorité sunnite. Au pouvoir depuis 2006, Maliki entretient des relations tendues avec les tribus sunnites qui avaient commencé, cette même année, à aider le gouvernement dans sa lutte contre les insurgés sunnites liés à Al-Qaïda, mais qui aujourd'hui l'accusent de faire preuve de discrimination envers leur communauté. 
A la fin 2006, au moment où l'Irak vivait un conflit meurtrier entre chiites et sunnites, des tribus sunnites avaient commencé à combattre du côté de l'armée américaine dans sa lutte contre les combattants liés à Al-Qaïda. Cette implication des Sahwa avait été considérée comme déterminante dans la baisse des violences à partir de 2008. Mais depuis que les forces américaines ont remis la responsabilité des Sahwa aux autorités irakiennes, les miliciens ont été laissés pour compte par les chiites au pouvoir.  

Jeudi 24 Juillet 2014

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